• J'y étais... Au salon de l'autoédition de Pierre Bénite

    " Tiens, ce monsieur a écrit beaucoup de livres dans des genres différents. " Voilà ce que vous auriez pu vous dire si vous vous étiez déplacé jusqu'à mon stand à l'occasion du Salon de l'Auto-Edition. Et vous auriez eu tort car ils ne sont pas tous nés de mon imagination, mais plutôt de celle des Plumes Indépendantes.

    En effet, pour mon premier salon en tant qu'auteur, j'ai eu le plaisir de représenter l'association dont je suis membre. D'un naturel optimiste et enthousiaste, je m'imaginais présenter nos livres en accompagnant ma verve de gestes amples et délicats. Je m'voyais déjà sourire et vanter les mérites de ces auteurs que je n'ai pas certes lus mais dont j'ai déjà eu un aperçu de leur talent. Oui, je m'voyais déjà... Pas forcément en haut de l'affiche, mais je nourrissais quelques illusions. Et pour cause...

     

    Je n'ai rien à reprocher à l'organisation du salon qui a été impeccable de bout en bout. Les adhérentes de l'association Écriture Plurielle ont brillé de par leur amabilité, leur jovialité et leur disponibilité. Pourtant, en dépit de leurs efforts, peu de potentiels lecteurs sont venus au rendez-vous. Est-ce parce que le salon mettait essentiellement en avant des auteurs auto-édités ? Je ne puis l'affirmer, mon expérience de ces événements étant limitée à cette seule date du 26 mai 2018. Pour tout vous dire, je n'ai effectué aucune vente mais surtout je n'ai échangé qu'avec peu de gourmets de la littérature. Je m'attendais à plus d'interactions avec des lecteurs, quels que soient les âges ou les genres. 

    Néanmoins, je vais vous surprendre mais la journée n'a pas été négative, loin de là. Si j'ai eu un pincement au cœur pour mes partenaires qui m'ont confié leurs ouvrages, j'ai fait abstraction de mon cas personnel et j'ai profité  de cette journée pour échanger avec d'autres auteurs. D'abord, autour d'une table ronde où nous avons débattu sur la question " Comment devenir l'auteur que l'on est ? " puis à l'intérieur du salon où je n'ai pas pu me retenir d'aller causer avec les auteurs dont les livres attiraient mon œil.

    Un grand temps fort a également été la réalisation de ma première interview en direct sur scène avec Nicolas Bouffanges, un rédacteur de l'Indépanda. Malgré le peu de spectateurs présents dans l'amphithéâtre, j'ai vaincu l'appréhension qui m'habite depuis que je suis enfant quand il s'agit de m'exprimer devant un public composé de plus de deux personnes. J'ai apprécié cet exercice, même si pense que je pourrais m'améliorer dans mon expression orale et dans le choix de mes mots. Mais j'ai toujours été plus à l'aise à l'écrit qu'à l'oral. Chaque chose en son temps.

    Ensuite, je suis au regret de vous annoncer que je n'ai pas assisté à d'autres tables rondes ni à d'autres interviews. J'ai quand même essayé de me tenir disponible à mon stand, excepté à la fin de la journée où j'ai campé dans l'amphithéâtre. Des poèmes étaient contés avant qu'ils ne soient suivis d'un slam rythmé, imaginé par la Tribu du Verbe au cours de cette même journée. Leur but était de résumer l'ensemble des paroles échangées lors des tables rondes et le résultat fut franchement réussi. J'ai même reconnu quelques-uns de mes mots.

    Enfin, la journée fut conclue par une tombola et par l'annonce des résultats de deux concours : les Indés Awards et le Prix Plume. Une bonne nouvelle pour les Plumes Indépendantes mais surtout pour une auteure en particulier : Audrey Martinez. Elle a été récompensée dans la catégorie Romance pour son roman Maintenant et à jamais. Toutes mes félicitations à Audrey !

                       

     

    En outre, je n'ai pas été malheureux lors de la tombola puisque j'ai gagné quatre romans, dont deux inscrits aux Indés Awards, et qu'à l'heure où je rédige ces lignes, je peux me vanter, en bon gourmand que je suis, d'avoir déjà ingurgité Le cinéma de Marie Highfield de Laura Bridgton et Régis de James Osmont. Les deux autres romans ne sauraient tarder à passer à la casserole. Ironie du sort, je suis reparti avec plus de livres que je n'en avais amenés. Mais je n'en suis pas malheureux. J'étais tout de même désappointé de ne pas avoir pu signer ma première dédicace à un inconnu. 

    Grâce à cette loterie, l'affront fut lavé. Alexandre Allamanche, un auteur fort sympathique dont je ne saurai vous recommander son roman historique, Le treizième empereur, a gagné un de mes exemplaires des Fils du Destin que j'avais présenté aux Indés Awards et j'ai donc eu le plaisir de réaliser ma première dédicace à une personne que je ne connaissais jusqu'alors ni d'Ève, ni d'Adam.

    Pour résumer, je dirais que j'ai ressenti des moments de joie et quelques déceptions teintées d'une pointe d'amertume. Mais surtout, j'ai appris et je me suis enrichi sur le plan humain. N'est-ce pas là le plus important ? Malgré tout, cette expérience m'a rapproché des adhérents des Plumes Indépendants que je n'ai pas encore rencontré et à eux, je peux bien leur dire, ils m'ont manqué, et je n'ai qu'une hâte, c'est de les rencontrer au salon de Captieux en septembre 2018, un salon où je vous convie également. Car, il faut bien se le dire, que serait un salon dédié à la littérature sans lecteurs ?

    Devenir l'auteur que l'on est


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