• Titre : Tome 1 - La roche des âges

    Saga : Les Royaumes Démoniaques

    Auteur : Christopher Évrard

    Genre : fantasy

    Numérique : 3,99€  Broché : 15,82€

    Ma note : 17/20

    Tout d’abord, je tiens à remercier Christopher Évrard, l’auteur et un collègue des Plumes Indépendantes, de m’avoir permis de lire son livre que je considère comme un petit bijou, même si je n’ai pas éprouvé l’irrépressible coup de cœur que j’aime tant ressentir devant un bon roman. On n’en était pas loin, mais il a manqué un petit je ne sais quoi pour que je succombe totalement au charme obscur de l’univers construit autour de la roche des âges. Toutefois, cela faisait longtemps que je n’avais pas pris autant de plaisir avec un roman de fantasy. Alors, on ne va pas tourner autour du pot plus longtemps. Place au synopsis.

    « Mes erreurs sont tout ce qu’il me reste. » - Ciwen

    L'horreur et la violence côtoient la féerie et la beauté. La magie et les combats forgent la réalité au jour le jour. Tandis que les légendes et mythes résonnent dans l'inconscient collectif comme des promesses d'un jour meilleur, telle la mystique roche des âges que Ciwen, un mage de foudre, recherche désespérément.

    Dans une existence où le macabre est un lot quotidien... Quel est le sens de la vie ? Quelle signification mettre à des concepts comme l'amour et la haine, ou la guerre et la paix ? Comment les définir, et les dépasser ?
    Tant d'éternelles énigmes qui se posent à chaque instant, depuis la nuit des temps.

    Les réponses apparaissent toujours dans le noir, telles des lucioles fuyantes...

    Séduit dans un premier temps par la beauté de la couverture dont je déplore seulement l’absence d’effet sur le titre du premier tome et sur le nom de l’auteur, je n’ai pas hésité quand j’ai pu convenir d’un partenariat avec l’auteur. Avec un prologue officiant comme mise en bouche, je me suis rapidement plongé dans un univers à la fois dense et sombre mais qui ne laisse rien présager de la suite. Je dois avouer que cela fait partie des petites choses qui font que je n’ai pas eu le coup de cœur tant espéré. La distance entre le prologue que l’on finit par oublier et la richesse de l’intrigue qui s’ensuit, ancrée dans un contexte bien spécifique.

    Je dois vous l’avouer, cette lecture a mal débuté pour moi. Je n’aime pas dire du mal de mes lectures mais je n’aime pas cacher la vérité. Le prologue pourtant bien écrit ne m’a pas permis de m’immerger dans cet univers et j’ai surtout eu des difficultés à m’attacher au personnage principal, Ciwen, dans sa manière d’être présenté dès le premier chapitre. En effet, sans perdre de temps, Christopher Évrard nous dévoile son héros, presque un anti-héros, et s’il semble charismatique et baroudeur, il a une conception de la justice qui m’a laissé circonspect. Je vous le dis franchement, je suis de la vieille école, j’aime bien les chevaliers noirs, tant qu’ils ne franchissent pas certaines limites, le meilleur exemple étant pour moi Batman. On est dans des cadres différents, mais dans le fond, on cherche tous une certaine dimension aux héros qui nous plaisent, et leurs caractéristiques se recoupent que ce soient des chevaliers porteurs d’une épée ou des héros vêtus d’une cape et de collants. Qu’importe la tenue et les artifices, l’essentiel repose dans la conduite que le héros adopte.

    Ainsi, d’emblée, Christopher Évrard nous présente l’homme dont on va suivre la quête. Il est solitaire, charismatique, il paraît enclin à défendre les opprimés et à combattre l’injustice, mais il n’hésite pas à se salir les mains et à exécuter les perfides représentants des ténèbres dont il semble également lui-même faire partie, même quand ces derniers sont à terre et dans l’incapacité de se défendre. Après, même si l’auteur m’avait prévenu, je pense qu’on peut forger un personnage sombre sans pour autant en faire un justicier qui n’hésite pas à recourir au meurtre, surtout quand l’ennemi est déjà vaincu. Moi-même j’ai donné vie à des personnages troublés et troublants, dont les sens de l’éthique sont confus, mais là il s’agit du héros et de sa présentation. Attention, par la suite, je l’ai trouvé plutôt sympathique Ciwen. En l’occurrence, il a eu l’occasion de s’expliquer sur sa vision des choses mais il est vrai que je n’ai pas apprécié les premiers pas du personnage principal, un avis qui reste au demeurant extrêmement subjectif.

    Cependant, cela ne m’a pas dissuadé de poursuivre ma lecture. Cela a jeté un froid mais c’est tout. La plume de l’auteur est agréable, le vocabulaire est adapté à l’univers dark fantasy volontairement assumé et une fois que l’on quitte la première scène où une boucherie a eu lieu, on se surprend à se plonger dans un roman où cohabitent des mages, des elfes, des démons, des ondins et tout un tas de créatures chimériques. La roche des âges n’est que l’un des éléments de poids donnant un intérêt à cette histoire. J’ai même presque envie de dire que sa présence est superficielle dans ce premier tome. Cela aussi m’a fait un peu tiquer, car au final, l’auteur ne nous donne que peu d’informations sur cet objet et sur les raisons qui incitent certains personnages, y compris Ciwen, à s’y intéresser farouchement. Je veux dire, quand on cherche un bout de pierre au péril de sa vie, la motivation devrait être légitime. En comparaison, Tolkien avait su mettre en valeur l’anneau dans sa trilogie, distillant un certain nombre d’informations autour de cet artefact, sans pour autant tuer le suspense.

    Maintenant, est-ce vraiment un point faible ? Je l’ai vu comme tel mais cela a permis à l’auteur d’approfondir son univers. Au cours de ce premier tome, Ciwen ne se lance pas seulement à la quête de la roche des âges, il est surtout à la recherche de sa propre identité. Lui-même ne sait pas vraiment qui il est. Il se questionne sur sa destinée et sur le sens de la vie. Avec un certain brio, Christopher Évrard nous emporte dans une toile d’intrigues et de cheminements qui s’articulent autour d’une préoccupation collective majeure pour toutes les créatures peuplant ce monde. On suit les péripéties de Ciwen, mais pas seulement. Et j’ai énormément pris de plaisir à découvrir les turpitudes des ondins et des elfes par exemple.

    Après avoir émis quelques reproches sur cet ouvrage, j’aimerais contrebalancer en évoquant certains points forts du livre mais j’ai bien peur de devoir spoiler l’histoire et je n’aime pas ça.  Ainsi, je vais faire dans la simplicité. Il faut dire que je ne m’attendais pas forcément à l’arrivée d’un personnage inattendu venant se mêler si tôt à la quête de Ciwen… Un personnage permettant d’introduire une peuplade se distinguant du lot des humains et permettant à la magie de s’introduire davantage aux yeux du lecteur. L’une des qualités de l’auteur est de parvenir avec un personnage d’en présenter d’autres. Les rencontres sont multiples et fluides, aucune n’est forcée et ne s’inscrit dans le cadre d’une trame linéaire. En outre, si j’ai eu quelque peine à m’attacher au personnage principal en raison de son sens particulier de la morale et de la justice, j’ai adoré la plupart des personnages secondaires qui gravitent autour de lui. Chacun était remarquablement dépeint, leur personnalité était extrêmement bien pensée et réfléchie.

    Indubitablement, Les Royaumes Démoniaques nous transporte dans un monde obscur et féerique où l’on éprouve un plaisir non dissimulé à chaque fois que l’on décide de retourner dans le livre et d’en tourner les pages. La profondeur et le souci du détail conférés à ses personnages mais aussi aux lieux ou encore aux légendes et mythes qui donnent du corps au récit, la densité de l’univers fait qu’on lit les chapitres à toute vitesse, sans voir le temps passer. Plus je me suis rapproché de la fin, plus j’ai commencé à le regretter et à m’attacher à cet univers, admirant l’architecture de la trame regroupant tous les éléments interagissant les uns avec les autres sans qu’aucune incohérence ne se fasse ressentir.

    Comme je vous l’ai dit, il m’a manqué ce « je ne sais quoi » dû en partie à ce qui pourrait être considéré comme des « broutilles ». Mais parfois, le coup de cœur se joue sur des détails. Toutefois, je le redis, le tome 1 : La roche des âges est un bijou. Comme tout bijou, son reflet ne sera pas perçu de la même manière par ceux qui lui accordent leur attention. J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre et je n’hésiterai pas à lire la suite mais je n’ai pas adoré. Peut-être que je déploie autant d’énergie à le signaler parce que « merde » j’avais envie de ressentir cet élan de fascination comme j’avais pu l’éprouver avec la lecture de la trilogie Origine de Deïmian ou avec celle de Kane Banway, Crying Star. Toutefois, je pense que d’autres lecteurs adoreront ce livre et feront fi de ces détails.

    Si ce livre peut être considéré comme de la fantasy plutôt sombre, cela reste quand même très axé fantasy et donc à la portée de tous les amateurs de ce genre qui évoque souvent une lutte avec des forces démoniaques.

    En somme, un très bon début de saga. Je le recommande vivement aux fans du genre et je vous invite à fermer les yeux sur les broutilles qui m’ont dérangé un chouïa dans ma lecture. À chacun son avis, mais ce serait dommage de passer à côté d’une telle pépite !

    Le livre sur Amazon

    Le site de l'auteur


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  • Titre : Le Treizième Empereur

    Auteur : Alexandre Allamanche

    Genre : Historique

    Éditeur : Bookelis (Autoédition)

    Nombre de pages : 400

    Numérique : 4,99€  Broché : 20€

    Ma note : 17/20

    Voilà un roman que je n'aurai certainement pas lu si je n'avais pas croisé l'auteur, fort sympathique, au cours du Salon de l'Auto-édition de Pierre-Bénite au mois de mai 2018. Et pour cause, je n'en avais pas entendu parler. Alors que j'aime bien l'histoire et que j'aime beaucoup, pour cette raison, les romans de Steve Berry, notamment du fait qu'ils s'inspirent de faits réels ou de mystères non éclaircis dans l'histoire de notre civilisation et qu'ils dépeignent des scènes toutes droites issues du passé, je n'ai pas hésité avant de découvrir ce qui s'apparente à un péplum, écrit de la main de l'un de mes collègues. Vous voulez en savoir un peu plus, quand même ? Allez, syno.

    À la fin du Ier siècle après J-C, l’Empire Romain est secoué par une violente crise politique. Porté au pouvoir par l’assassinat de l’Empereur Domitien, le nouveau César, Nerva, parvient à apaiser les tensions en adoptant Marcus Ulpius Traianus, un commandant de légion renommé. Ce dernier lui succède quelques mois plus tard en prenant le nom de Trajan.

    À la tête d’un empire fragilisé, Trajan doit rapidement faire face aux attaques d’une puissante nation barbare. Mais réduit à l’impuissance par une traîtrise abjecte, c’est sous couvert de trois hommes valeureux lancés en territoire ennemi, qu’il devra défendre Rome et tenter de retrouver ce qui lui a été enlevé…

    Des forêts daces au sable du Colisée, des champs de bataille à l’obscurité des palais, plongez dans la Rome Antique aux côtés du XIIIème Empereur Romain.

    Par où commencer ? Par le début, peut-être. En fait, je dois vous avouer qu'après avoir lu quelques pages, j'ai été pris d'une sensation agréable. J'ai rapidement apprécié la qualité d'écriture de l'auteur et l'atmosphère qui se dégageait de ces premières pages. Je n'ai pas eu besoin de lire plus d'un chapitre pour savoir que j'avais affaire à un ouvrage de qualité. Ce qui m'arrive de temps en temps quand je lis un livre, et ce qui me rassure quant à la perspective de devoir engloutir une certaine quantité de mots. Ce qui me permet de soulever un deuxième point : la densité du récit. D'emblée de jeu, l'auteur nous a offert des descriptions détaillées et soignées de l'environnement qu'il posait, pierre après pierre. Et je dois dire que c'est le gros point fort du roman.

    En effet, si je n'ai pas lu à une cadence infernale car il m'a fallu parfois digérer l'avalanche d'informations que j'ai dû assimiler, je me suis totalement immergé dans l'ambiance de l'antique Rome. L'auteur a tellement soigné son souci du détail, du réalisme allant jusqu'à peaufiner les décors des contrées de l'époque, que j'ai vraiment eu l'impression de voyager à cette époque de l'histoire du monde occidental. À tel point que je me suis demandé si Alexandre Allamanche n'avait pas été un citoyen de l'Empire Romain dans une autre vie. La justesse des informations allié au souci de la vraisemblance de tous les éléments mis en évidence (cadre naturel, tenue vestimentaire, traditions, etc...) est telle que l'on ne peut être que happé par la rigueur du monde romain.

    Maintenant que cela est dit, je peux évoquer le fond de l'histoire qui se divise en deux parties principales, précédées les deux par un préambule ayant pour but de couronner le personnage principal de ce roman à la tête de l'empire Romain : Marcus Ulpius Trajanus. L'auteur utilise intelligemment la nomination de ce nouvel empereur pour présenter rome, les fonctions de l'empereur ou du sénat et le climat qui règne autour de ce poste. Ensuite, rapidement, on est plongé dans l'ivresse de la guerre et l'empereur n'a pas le temps de se reposer sur ses lauriers qu'il se pare de la tenue militaire et va accompagner ses hommes jusqu'au combat. Il lui a suffi de prendre une décision pour qu'un ennemi, considéré comme barbare, ne décidé de s'opposer à la domination romaine, considérée par lui et ses pairs comme étant invasive.

    Si Alexandre a eu ce souci du réalisme au niveau des descriptions, il est également allé à pousser le vice jusqu'à s'approprier une grande partie de la guerre des Daces, un peuple qui a donné du fil à retordre aux amis d'Astérix et d'Obélix. En effet, de nombreuses références historiques justes et l'histoire se calque donc sur le véritable parcours de l'empereur Trajan. Un joli tour de force sachant que s'appuyer sur des faits historiques est une chose, mais parvenir à romancer le tout en respectant la réalité de ces mêmes faits en est une autre. Certes, je n'ai pas les connaissances suffisantes pour affirmer que l'auteur a réussi à esquisser un récit fidèle en tous points à la réalité. Toutefois, d'après les recherches que j'ai effectuées en cours de lecture, je pense pouvoir dire qu'il s'en est extrêmement bien sorti sur ce plan-là.

    Cependant, son constat est surtout valable pour la première partie du récit. Pour la suite, il a accordé plus de confiance et de liberté à son imagination avec la trame qu'il a offerte à l'empereur Trajan en personne, tout en continuant de suivre fidèlement la chronologie de l'ancien souverain. Je préfère ne pas trop en dire concernant cette seconde moitié de l'histoire, mais, je dois vous avouer que j'ai plus été captivé par la première alors qu,e pourtant, pour la seconde partie du roman, l'auteur a mijoté une aventure plutôt exaltante. Je ne saurais dire ce qui a fait que je me suis plus senti accroché par la première période de la vie d'empereur de Trajan que par la seconde.

    Du reste, la plume d'Alexandre est élégante, soignée et prend le soin de creuser les traits et la personnalité de chaque personnage que croise Trajan. Rien n'est laissé au hasard. Une plume méticuleuse et patiente, je dirais, mais non moins agréable à lire. Qui demande tout de même à être un peu allégée par moments, à mon goût. Mais n'oublions pas, si je ne m'abuse, qu'il s'agit d'un premier roman ! En outre, on a vraiment senti que le narrateur est demeuré volontairement omniscient, à l'image d'un conteur, se permettant de dresser un portrait relativement flatteur de l'empereur, il se retenant d'exposer son point de vue. Il s'est occupé de décrire le rôle d'un homme propulsé au sommet de la hiérarchie à une époque où les mœurs n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui. Où le fait de tuer des hommes paraissait légitime à partir du moment où cela servait la cause qu'ils soutenaient. Ce n'est peut-être pas la volonté de l'auteur, mais durant la lecture, à la suite de la guerre, je me suis quand même interrogé sur la raison de leurs conflits. Pouvoir, soif de conquête, un orgueil qui se cache derrière le rideau plus soyeux de l'honneur, richesses... Sont-ce vraiment des raisons suffisantes qui rendent légitime le fait de décimer des familles ? Les romains étaient-ils les gentils que le roman semble vouloir nous faire croire ? Le roi Décébale était-il réellement le méchant de l'histoire ? Finalement, ce point demeure à éclaircir...

    Néanmoins, je conclurais en précisant que ce livre se réserve à des lecteurs qui aiment un tant soit peu l'histoire et qui ne rechignent pas à enrichir leur connaissance de la civilisation romaine. Je rentre dans cette catégorie de lecteurs, ce qui fait que je suis sorti rassasié de cette lecture. Maintenant, je ne saurais conseiller ce livre à des personnages allergiques à l'histoire ou à la civilisation romaine... À moins que ce serait l'occasion de la vivre sous un autre angle et d'apprendre à l'apprécier ?

    La page Facebook d'Alexandre Allamanche

    Le Treizième Empereur sur Bookelis


    2 commentaires
  • Bonjour à tous ! Une fois n'est pas coutume, je vais passer au crible de l'interview, un exercice que j'ai pris l'habitude de pratiquer pour mon blog... mais dans la peau de celui qui pose les questions. En effet, une fois de temps en temps, je réalise un entretien avec un auteur auto-édité dont j'ai eu la chance de lire au moins l'un de ses ouvrages. Aujourd'hui, je vais répondre aux questions. Enfin, j'y ai déjà répondu. Je vais simplement partager avec vous l'interview qui a été publiée par Richard Deckard sur son site. Plutôt que de coller bêtement un lien, je vous propose de lire l'interview directement sur mon blog afin d'en apprendre  davantage sur Chris, non pas le chroniqueur mais plutôt l'auteur !

    L'entretien sur sa page originale

    Le site de Richard Deckard

    Tout d’abord, merci de prendre le temps de répondre à ce questionnaire-entretien. Il n’y a aucune règle particulière quant au contenu des réponses, libre à toi d’être sérieux, sincère, mythomane, inventif, synthétique, dithyrambique. En un mot, fais comme tu le sens (oui je sais ça fait plus d’un mot…)
    Pour te situer et surtout te trouver (non, non personne te cherche mais on ne sait jamais…)
     
     
    Deux vidéos:
     

     

     
    Les titres de quelques-uns de tes livres essentiels (oui je sais ils le sont tous mais deux-trois suffiront ! Ah ses auteurs…)
     
    1- Les Fils du Destin
    2- Une Ère Nouvelle
    3- Le secret des Mères Fondatrices
     
    Ta/tes plates-formes de vente :
     
    1-Kobo
    2-Amazon
     

    Bon allez, on passe aux choses sérieuses maintenant, finit de rigoler (enfin je m’comprends).

     
    1- Veux-tu te présenter en quelques mots ? Pseudo–Identité. 
    Mes lecteurs me connaîtront sous le nom de Chris Red et les malheureux qui auront le privilège de connaître l’homme qui se cache derrière ce pseudonyme l’appelleront Christophe. Christophe Demarcq. Pour faire bref, je porte plusieurs casquettes, celles d’auteur et de traducteur mais aussi de père au foyer. Je concilie mon activité d'écriture avec mon temps passé à prendre soin de mes deux chérubins. Et j’avoue que j’aime chacune de ces trois casquettes. Enfin, je dirais que j’essaie d’être la moitié du personnage bon et honnête qui habite parfois le costume de certains de mes héros (je pense à Natan ou à Esteban pour ceux qui ont déjà lu quelques-uns de mes livres), cela se traduit par du bénévolat aux Restos du Cœur ou par de l’aide au quotidien apportée à une personne âgée, notamment. Avant tout, je dirais que je suis un homme avant d’être un auteur. Mais suis-je Chris Red avant d’être Christophe Demarcq ? Je l’ignore.
     
    2- Comment as-tu su que tu voulais être écrivain ? / Depuis combien de temps écris-tu ? 
    J’ai commencé vraiment à écrire en 2012, cela fait donc six ans. Je pense que c’est à la fin de la rédaction de mon premier tome, Une Ère Nouvelle, que j’ai songé vraiment à devenir écrivain. Une fois que mon premier livre était achevé, j’avais réellement le sentiment d’être capable d’écrire des romans. Tant que ce premier projet était en cours d’écriture, cela restait hypothétique. Ensuite, j’ai écrit une ou deux nouvelles et je me suis lancé dans l’écriture du deuxième tome, Félicité. À ce moment-là, je me suis senti en voie de devenir écrivain, j’avais des repères et un objectif que je n’avais pas lorsque j’ai débuté mon premier livre.
    Après, je dois avouer que j’avais essayé d’écrire quand j’étais plus jeune. Je me souviens avoir rédigé un sketch qui avait eu pour mérite de me faire moi et mon frère, mon seul public à l’époque. Puis j’ai tenté d’écrire une aventure autour des fameuses Pyramides d’Égypte, mais ce n’était vraiment pas terrible. Toutefois, comme je suis tenace, j’ai fini par dessiner une histoire qui a pour cadre le plateau de Gizeh, entre autres lieux fascinants de notre planète, à savoir la série Karma. Il ne faut pas oublier qu’en tant qu’amateur de BD, je me suis également essayé à ce genre-là lors des sessions d’étude à l’internat. Si je suis tenace, je ne suis pas non plus maso, mon aventure digne d’un très mauvais James Bond ne m’a pas laissé croire que je pouvais espérer travailler dans ce milieu-là, du moins pas en tant que dessinateur. Ou alors le jour où les bandes dessinées très mal dessinées se vendront comme des petits pains… Alors je retenterai ma chance… En attendant, je vais continuer de faire ce que je crois savoir faire et que j’aime faire.
     
    3- Dans quelles conditions écris-tu ?  
    De préférence, quand il y a le calme autour de moi, quand les enfants sont à l’école ou occupés. Parfois le soir, quand ma femme travaille et que les enfants dorment, sinon je n’ai pas besoin de conditions spécifiques.
     
    4- As-tu des rituels ? Quand écris-tu ? As-tu un « rituel d’écriture », des horaires ? 
    Je crois avoir répondu en partie à cette question. Je n’ai pas vraiment de rituel d’écriture, si ce n’est que j’aime bien écouter de la musique.
     
    5- Combien de temps mets-tu à écrire un livre ? 
    Cela dépend de la taille du livre qui varie d’un roman à l’autre. Mais il semblerait que j’ai trouvé un rythme de travail qui oscille entre deux et quatre mois.
     
    6- Quelles sont tes sources d'inspiration ? Un auteur en particulier ? 
    Mes sources d’inspiration sont diverses et variées, il m’arrive de glisser des clins d’œil ou des références à des univers que j’affectionne mais sur le plan de la conception d’une intrigue, je ne crois pas m’inspirer volontairement d’autres créations. En revanche, il m’arrive de m’inspirer de personnes que je côtoie pour créer des personnages. Mais cela peut tout aussi bien être un proche qu’une personne que je croise furtivement et avec qui je n’ai pas vraiment d’interaction. Des lieux m’ont également servi d’inspiration, le cirque de Gavarnie notamment, lorsqu’il m’a fallu situer la ville de Stambouli City dans le premier tome des Quatre Éléments. Toutefois, en y réfléchissant bien, je dois avouer que je me suis inspiré d’un auteur américain dans la construction de mon récit. Je pense à Steve Berry. J’aime beaucoup ses livres et notamment le côté rythmé et dynamique qu’il confère à ses romans par l’intermédiaire notamment de chapitres courts dont certains se terminent en plein suspense. Il s’agit d’une méthode que j’ai essayé d’appliquer pour Les Fils du Destin et Le secret des Mères Fondatrices. Maintenant, je ne dirais pas que je fais du Steve Berry car mes chapitres restent un peu plus longs que les siens mais oui, il m’a servi d’inspiration à un moment donné où je voulais apporter de la fluidité à mes manuscrits.
    En outre, je conclurai sur cette question en avouant que les mots d’un autre homme m’ont inspiré, mais pas dans ma vie d’auteur, plutôt dans ma vie d’homme, à savoir Gandhi. C’est lui qui m’a incité à m’intéresser au végétarisme, à la réincarnation, aux chakras, au karma, etc. Nous sommes tous frères est le livre qui m’a procuré le plus d’émotions de tous ceux que j’ai lus.
     
    7- Combien de temps entre l'écriture d'un livre et sa publication ?  
    Peu de temps, je suis trop pressé de voir un livre être publié une fois que j’estime qu’il est prêt. Je dirais une dizaine de jours tout au plus. Sauf si je décide de l’envoyer à des maisons d’édition avant de le publier moi-même. Dans ce cas, il faut compter des mois.
     
    8- Quelles étapes ?  
    Les étapes sont simples. Écriture, relecture, mise en page, élaboration de la couverture si je ne l’ai pas réalisée pendant l’écriture. De toute manière, il me faut la finaliser puisque sa taille va varier selon le nombre de pages et les dimensions de la version papier. Enfin, il reste la promotion sur les réseaux sociaux et sur mon site, mon talon d’Achille. Pour la partie écriture, il faut savoir que j’écris de façon intuitive, je ne prépare pas de plan, j’ai une idée de départ de l’intrigue, le portrait des principaux personnages, une vision du dénouement et une légère perspective du cœur de l’histoire et en avant Guingamp ! Il m’arrive d’effectuer des recherches, de me documenter, de prendre quelques notes pour ne pas me perdre dans les détails et conserver de la cohérence mais je ne prépare pas de plan, je navigue à vue, tel un marin qui avance dans le brouillard et qui voit les eaux s’éclairer progressivement à mesure que son bateau prend de la vitesse.
     
    9- Quels sont tes thèmes de prédilection ?  
    Bonne question ! Il y en a plusieurs qui reviennent, en particulier la réincarnation, un concept spirituel qui me fascine. L’apocalypse est également très présente dans mes livres, non pas que je souhaite la fin du monde mais c’est un thème fort qui permet également d’aborder une multitude de sujets qui me tiennent à cœur : le rôle de l’argent dans notre société, la liberté, le respect de l’environnement, les rapports entre les humains, notamment de nationalités différentes… Et je dois avouer que l’apocalypse étant également mentionnée dans toutes les écritures saintes ou dans toutes les formes de mythologie des différentes civilisations qui peuplent notre planète, sans compter l’extinction des dinosaures, il est difficile de ne pas la traiter. Comme la réincarnation, il semblerait qu’elle m’intrigue. Enfin, je pense évoquer des thèmes tels que la tolérance, la fraternité, l’importance de la vie et des espèces vivantes. Mais ce n’est pas tout. Comme j’ai souvent la tête dans les étoiles, on pourra retrouver dans mes livres des intrigues qui parviennent à mettre en lumière des espèces peuplant d’autres mondes, des vaisseaux spatiaux et aussi des histoires de voyage dans le temps, car, je l’avoue, il s’agit d’une thématique que j’ai toujours adorée dans les créations, qu’elles soient littéraires ou cinématographiques.
     
    10- Que représente l’écriture pour toi ?  
    L’opportunité de quitter le monde matériel parfois trop limité à mon goût. En écrivant, je m’évade. Mon corps n’est pas pourvu d’ailes et pourtant mon esprit s’envole. J’ai souvent souffert d’un manque de compréhension à l’égard de notre société, notamment lorsque j’étais plus jeune. L’écriture ouvre une porte sur un univers dont les seules limites sont celles qu’on fixe. C’est aussi un formidable outil de communication et de partage. Une arme bien plus efficace et pertinente que celles qui ôtent des vies de façon irrévocable. C’est aussi un moyen de s’exorciser des maux qui nous rongent de l’intérieur et aussi l’instrument qui permet de sublimer certains de nos rêves et de les matérialiser. L’écriture, c’est un champ de possibilités presque infinies.
     
    11- Que veux-tu transmettre à travers tes livres ?  
     
    Deux choses principalement : de la joie en offrant des divertissements de qualité, du moins j’ose l’espérer et de la réflexion à propos du monde qui nous entoure mais aussi de nous-mêmes. À travers mes livres, je veux essayer de donner du rêve au lecteur tout en essayant de distiller des réflexions personnes et de susciter en lui un raisonnement de manière subtile, le but n’étant pas qu’il soit d’accord avec moi mais qu’il se pose des questions que je pose et qu’il déniche ses propres réponses, le tout autour d’une intrigue que j’essaie de rendre palpitante. Dans mes livres, on peut trouver de tout si l’on creuse bien, on peut y déceler des fragments de mon vécu mais aussi de ceux qui m’entourent mais aussi des personnages tout droits sortis de mon imagination.
     
    12- Vis-tu de ton métier ?  
     
    Non, malheureusement. Cela dit, plus ça va, plus mes ventes me permettent de me faire un petit plaisir, ou de faire plaisir à ma femme ou à mes enfants. Oh, pas encore de voyage en croisière, je vous rassure ! Mais bon un petit cadeau par-ci par-là… Pourtant, je me dis que je devrais réinvestir ces modestes gains dans mon activité (achat d’exemplaires pour les salons, achat de logiciels de correction, etc…) Dernièrement, avec un paiement de Kobo, j’ai payé pendant les vacances les entrées pour La coccinelle, un parc d’attraction, à ma femme et mes enfants, voilà un exemple d’un moment précieux qui m’a été offert par mes lecteurs.
     
    13- Qui sont tes premiers lecteurs ? (famille, amis... ?)  
     
    Ma mère et mon frère dans mon cercle intime. Quoique, j’ai également un ami, David, qui a lu plusieurs de mes livres, un ami qui a le mérite de me dire ce qu’il pense de mes écrits en toute franchise et qui ose préférer le style de Bernard Werber au mien, je vous jure !
    Et puis, quelques chroniqueuses qui ont quasiment lu tous mes livres : Wolkaiw et le capitaine Cristy en particulier. Mais je pourrais également ajouter Madame Love du blog Un livre qui peut en cacher un autre qui a chroniqué l’intégralité des Quatre Éléments ou Kerry qui ne les a pas tous lus mais qui m’a soutenu, tout comme Lupa dont les mots m’ont relancé à un moment où je perdais l’envie et la confiance en moi. Je les remercie profondément, toutes sans exception, même celles qui ‘mont cassé, oui, oui, il y en a une ou deux qui en ont eu l’outrecuidance, je ne les oublie pas et je me souviens encore de ces moments où j’ai découvert leurs chroniques et où je me suis senti mis à nu de façon métaphorique tellement elles avaient bien cerné les intentions d’auteur qui se cachaient entre les lignes.
     
    14- Comment sais-tu, décides-tu qu'un texte est achevé ?  
     
    Je le sais vite. D’ordinaire, à la fin de la relecture, j’en profite pour réviser quelques passages mais si mes modifications sont mineures, c’est que c’est dans la boîte. Tant que je n’ai pas de doutes sur un personnage, un choix scénaristique ou une scène, c’est que c’est bon et, en général, si j’ai un doute, ce sera pendant la partie écriture. Je dirais même que je sais quand j’écris le dernier chapitre et que si je ressens une certaine forme d’enthousiasme au moment de le rédiger, c’est que c’est fini, il n’y a plus qu’à relire et corriger l’ensemble. En outre, quand j’écris, je ne prépare de plan, j’ai des idées phares en tête et des moments charnière de l’histoire, dont la fin qui représente un peu l’objectif que je dois atteindre.
     
    15-quelle musique écoutes-tu pour écrire ? Sinon as-tu un chien ?  
     
    C’est très variable. Étant donné que j’ai des goûts très éclectiques, Linkin Park, Coldplay, U2, Michael Jackson, Pink, de tout, franchement. Mais plus important, j’ai un chien, un Yorkshire âgé de trois ans, Patou, et si je me souviens bien, c’est en le promenant que j’ai eu l’idée de base du Secret des Mères Fondatrices. Je ne veux pas m’éloigner trop du sujet mais on a trois chats aussi. Didi, Azula — l’impératrice des forces du mal, ni plus, ni moins — et Noisette.
     
    16- combien de livres as-tu écrit ?  
     
    Si je suis bon en mathématiques, et ce n’est pas mon point fort, j’ai écrit dix romans et huit nouvelles. Enfin, dix nouvelles, deux sont inédites et ont été rédigées dans le cadre d’un projet commun avec une auteure talentueuse et qui s’intitule Fémi Peters.
     
    17- sont-ils tous édités et où et pourquoi (non on n’est pas de la police!) ?  
     
    Non, ils ne sont pas tous édités. Neuf de mes dix romans ont été auto-édités mais le dernier, L’Architecte du Temps, a été envoyé à des maisons d’édition alors je croise les doigts puisque je peux encore espérer au moins un retour positif. Concernant les nouvelles, La naissance d’un vampire a été publiée par la maison Lune Écarlate au sein de l’anthologie Le vampire des origines.
    En ce qui concerne le choix d’édition, je dois avouer qu’au début, j’étais pressé, je croyais peu en mes chances de me distinguer au milieu de la masse et je voulais tenir mon livre en main. Peut-être étais-je un peu naïf et utopique quant aux chances de séduire des lecteurs en ayant aucune notoriété et moins de cent contacts sur facebook… Par la suite, j’ai dû attendre avant de pouvoir reproposer un manuscrit à une maison d’édition puisque comme j’avais auto-édité le premier tome de la saga Les Quatre Éléments, il m’a fallu aller au bout, ce que je ne regrette pas soit dit en passant. J’avoue que la liberté, le sentiment d’indépendance et la possibilité de publier peu de temps après la finalisation du roman sont des arguments intéressants. Maintenant, il faut dire que je pense m’en sortir bien niveau réalisation couverture, mise en page, pagination, etc… Car sinon, je pense qu’avoir une maison d’édition derrière soi représente un énorme avantage, raison pour laquelle j’ai décidé depuis Le secret des Mères Fondatrices de soumettre mes manuscrits avant de les publier.
     
    18- tes projets à court terme côté écriture ou autre ?  
     
    Tout d’abord, je suis en train de terminer la traduction de l’anglais vers le français de Claymore, un roman SF écrit par Jimm Grogan et je vous recommande de lire son premier roman : Négatif Zéro. En effet, comme je l’ai déjà mentionné plus haut, je porte aussi la casquette de traducteur entre deux romans. Sinon, je viens de débuter la rédaction d’un futur roman de Science-fiction qui abordera le thème des mondes parallèles. Je ne peux pas trop en dire si ce n’est le titre que j’ai déjà en tête, ce qui n’est pas toujours le cas soit dit en passant, des fois, il vient à la fin : Le gardien des mondes infinis. Je conserve également dans un coin de ma tête une histoire de zombies dont j’ai déjà trouvé le titre : Zombie Pandemia. Enfin, dans un futur proche, j’aimerais m’essayer à un genre différent, le thriller, je compte écrire une histoire de gangsters, un thème qui me fascinait dans ma jeunesse. En effet, j’adorais les films de ce genre-là (Les incorruptibles, Les affranchis, Heat, un autre avec Johnny Depp dont j’ai oublié le nom, Le Parrain, Casino, pas Scarface car je n’ai pas aimé Scarface, je le dis sans gêne aucune, Les sentiers de la perdition, Le dernier gang, etc.)
     
    19- dernier livre que tu as lu ou à nous conseiller (autre que les tiens… Ah ces auteurs) ?  
     
    Dernièrement, j’ai lu Cinq minutes : et si elles faisaient la différence ? de Pascale Marie Quiviger, j’ai chroniqué l’ouvrage sur mon blog. S’il y a quelques améliorations à faire sur l’aspect mise en page, j’ai beaucoup aimé ce recueil de petites histoires rassemblées autour d’un même thème : les cinq minutes fatidiques qui changent le cours de notre vie. Là, j’ai débuté la lecture du Treizième Empereur d’Alexandre Allamanche, je n’ai lu qu’un chapitre mais je peux déjà dire que ça va être un bon livre. Un bon livre ? Non, un livre excellent !
     
    20- question bête : Fromage ou dessert ?  
     
    Vu que je suis végétalien, ça dépend s’il est végan, sinon, j’adore les fruits, notamment les fruits exotiques, mangue, ananas, kaki, … Mais il existe de bons fromages végans. De bons desserts végans aussi, vous me direz. Après, récemment, j’ai mangé un fromage végétal avec des morceaux de cranberries dedans. Certains me disent difficile, en particulier les personnes qui ne comprennent pas mon choix d’alimentation, mais dans le fond, ça me paraît plus simple de manger un fruit qu’un dessert ou un fromage qui nécessite tout un processus de fabrication… À ce propos, heureusement que les supermarchés existent.
     
    21- Oui, il y a 21 questions, mais celle-ci c’est à toi de te la poser ? Donc poses-toi une question et réponds-y... (bon sang y faut tout faire ici ou quoi?)
     
    Franchement, là, tout de suite, je ne suis pas vraiment inspiré… Allez. Quel est le livre d’un auteur auto-édité qui t’a le plus marqué ?
     
    Je dois avouer que j’ai adoré la trilogie Crying Star écrite par Kane Banway, je la recommande chaudement à tous les fans de SF. Action, réflexion humaniste, références à la mythologie, suspense… Tous les ingrédients étaient réunis et j’ai englouti ses livres en peu de temps. Je lisais nuit et jour. Franchement, je ne sais pas où en est cet auteur, mais sa série m’a marqué. Mais je pourrai bien vous recommander la trilogie Origine de Deï Mian, les livres de Jimm Grogan que j’ai traduits en français : Négatif Zéro et Baktu en attendant Claymore. Il y a aussi Fémi Peters et Notre-Dame-des-Lettres, M.S. Mage et Les enfants de Vénus ou encore Audrey Pleynet et Noosphère, mais il y en a d’autres et je suis navré si je les oublie.

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  • Aujourd’hui, on va quitter notre zone de confort. Je tiens à vous présenter Jimm Grogan, un auteur américain qui écrit des livres de science-fiction. En fait, j’ai traduit trois de ses livres. Plus exactement, nous sommes en train de finaliser la traduction de Claymore, son troisième livre. Je pourrais me reposer un peu et me consacrer à mes ouvrages le temps qu’il termine son quatrième livre. Si je traduis ses livres, c’est parce que je prends du plaisir à traduire et cela permet de conserver un contact avec l’anglais, une langue que j’apprécié énormément, même si ma pratique ne s’améliore pas du fait que je n’ai plus la chance de l’exercer, mais aussi parce que j’aime beaucoup ses livres. J’ai accroché dès la lecture du premier volet, Négatif Zéro. D’ailleurs, voici un petit trailer réalisé par mon ami Alex Web D. Cela vous donnera peut-être envie de découvrir l’univers de Jimm. Ensuite, je vous laisse lire l’interview. Franchement, profitez-en, ce n’est pas tous les jours que j’aurai la chance d’échanger avec un auteur américain. C’est une première sur le blog. J’aime beaucoup son sens de l’humour et son franc-parler me concernant. Et vous ?

    Bonjour Jimm. D’abord, merci pour ta confiance. Tout le monde ne le sait peut-être pas mais tu as accepté que je traduise trois de tes livres, tous de l’anglais vers le français. Et maintenant, tu me fais l’honneur d’être interviewé. Je comprends mieux l’anglais que je ne le parle, parce que je n’ai plus l’habitude de le pratiquer, même si je n’étais pas trop mauvais avant, ainsi, je vais commettre quelques fautes. Ne t’inquiète pas, comme je vais publier notre entretien en français, personne ne le remarquera.

    Pour commencer, peux-tu nous dire, brièvement ou non, qui est Jimm Grogan ?

    Je suis un homme de cinquante-cinq ans et un passionné de science-fiction. Je suis titulaire d’une licence en technologie électronique ainsi que d’un diplôme en science informatique, en programmation de logiciel plus exactement. J’utilise toutes ces compétences en ma qualité d’ingénieur. En effet, je teste des prototypes de matériaux semi-conducteurs pour déterminer si on peut lancer la production en série de ces composants. Je suis marié et si je n’ai pas d’enfants, je fais partie d’une famille nombreuse (neveux, nièces, cousins). En outre, chaque semaine, je m’implique dans la vie d’une église protestante.

    Ensuite, il semble que tu as travaillé pendant de nombreuses années pour le compte d’une entreprise dont le nom sera familier pour certains lecteurs français, Sierra. Tu peux me corriger mais je suppose que tu as commencé à écrire à la fin de ta carrière ? À moins que tu te sois essayé à l’exercice de l’écriture bien avant la naissance de l’Univers de Tomek ?

    Je présume que tu fais référence à PMC-Sierra Inc, mon précédent employeur. Merci de me rappeler de mettre mon profil à jour. PMC-Sierra a été racheté par Microsemi Inc, qui a été récemment acheté par la société pour laquelle je travaille actuellement : Microchip Technology Inc. Je travaille donc toujours à temps plein et je n’ai pas encore pris ma retraite.

    J’ai commencé à publier mes ouvrages assez tard. Lorsque j’étais enfant, j’aimais beaucoup écrire. Au lycée, j’ai rédigé une histoire à propos d’une équipe d’explorateurs qui essayait de rentrer sur Terre, fuyant la planète Pluto et ses montres, s’arrêtant sur chaque planète se trouvant sur leur chemin. Il s’agissait de mon premier récit de science-fiction, mais je l’ai perdu quelque part.

    Quand je m’ennuyais, j’avais un problème, j’avais tendance à rêver éveillé en plein jour. J’imaginais des aventures fantastiques jusqu’à ce mon professeur me ramène vers la réalité de notre monde. Cela ne s’est pas bien passé à l’école et cela s’est ressenti au niveau de mes notes. En tant qu’adulte, je parvenais à rester conscient, façon de parler, de manière à pouvoir m’acquitter de mes tâches dans le cadre de mon travail, mais lorsque je me détendais, ou que j’écoutais des cours, je continuais de rêver. Je suppose que si j’étais parti seul en vacances, j’aurais pu m’éclater dans l’endroit le plus ennuyeux qui existe, le Nebraska par exemple, en m’asseyant dans ma chambre d’hôtel et en imaginant des aventures épiques de science-fiction.

    Finalement, l’idée m’est venue à l’esprit de coucher sur papier les meilleures aventures que j’avais imaginées. En 1995, je pense, les ordinateurs fixes existaient à cette époque, j’ai fait des efforts pour les écrire. Il s’agissait de nouvelles uniquement. En 1998, je me suis décidé à écrire un livre mais j’étais intimidé par cette perspective. J’ai écrit plusieurs scènes mais comme je n’avais pas de trame vraiment définie, l’ensemble ne me semblait pas cohérent. Enfin, j’ai lu un livre intitulé Histoire de l’ingénierie, un ouvrage qui incitait à élaborer un plan précis avant la rédaction du texte. Cela m’a inspiré et j’ai réalisé alors plusieurs plans extravagants pour une histoire grandiose. Mes idées pour construire l’architecture du plan étaient tellement nombreuses que c’en était trop, alors j’ai un peu calé.

    Puis j’ai eu une idée à ce moment-là, celle de diviser mon plan trop riche pour former une série de romans, à commencer par Négatif Zéro. Le texte est petit pour un roman, mais cela me convenait amplement.

    Quand tu as décidé de sauter le pas, avais-tu une idée précise en tête ou t’es-tu laissé guider par ton intuition ?

    J’avais une idée précise. J’ai associé deux histoires que j’avais imaginé, mes deux préférées à l’époque, pour qu’elles ne forment plus qu’une. J’imaginais un homme (moi ?) qui résolvait des mystères et qui amenait devant la justice des criminels redoutables au sein d’une société où la condamnation de criminels au tribunal n’avait guère d’impact car peu risquaient d’être réellement appréhendés. Ensuite, j’imaginais aussi un homme (moi ?) qui était capable de sauver des femmes d’une mort certaine grâce à des super pouvoirs et en faire ensuite ses alliés pour accomplir de grandes choses.

    Aujourd’hui, tu as publié trois livres : Négatif Zéro, Baktu et Claymore. Ils font tous partie de la même série : l’Univers de Tomek. Combien de livres prévois-tu d’écrire et connais-tu déjà le fin mot de l’histoire ?

    À l’origine, j’avais prévu d’écrire trois livres : Négatif Zéro, Baktu et le dernier qui présenterait la chute de trident et des Golantiens. Comme j’étais séduit par un personnage secondaire, Claymore, j’ai décidé de lui consacrer un livre entier. Le dernier ouvrage me paraissait tellement dense que j’ai décidé de le diviser en deux parties. D’abord, on va aborder le sort des Golantiens puis celui de Trident. Tout le long du processus d’écriture, mes plans changent, mais ils me sont utiles et ils me stimulent. Alors je continue d’élaborer des plans. Si je termine la série de la manière que je l’ai prévue actuellement, elle comptera cinq livres au total.

    Ton plan est remarquablement bien construit. Certains événements qui se produisant dans le livre trois sont précisément relies à d’autres qui ont eu lieu dans le tout premier, et il n’y a aucune incohérence. Est-ce vraiment difficile de faire en sorte que l’ensemble tienne debout et conserve une certaine cohérence, livre après livre ?

    Préserver cette cohérence constituer un véritable défi tout au long de la série. Ce fut en particulier éprouvant pour Claymore puisque la ligne chronologique du récit englobe l’ensemble de la trame directrice. J’ai passé de nombreuses heures devant un logiciel qui m’a permis de définir la ligne chronologique pour m’assurer que les événements mis en scène n’entreraient pas en contradiction avec ceux des histoires précédentes. J’ai même rémunéré une personne pour réaliser un feuille de travail sur Excel pour définir quels personnages apparaissent dans quels chapitres. La problématique est de nouveau d’actualité pour le livre en cours d’écriture et qui retrace dans le temps l’intrigue dévoilée dans Claymore.

    L’Univers de Tomek expose une quantité considérable d’espèces différentes. Par exemple, il y a les navinos qui comptent quatre bras, mais aussi les zimviens, les soosans, les orwallins, etc. Où es-tu allé puiser toute cette inspiration ? Uniquement dans ton esprit ?

    À l’exception des humains, je les ai toutes inventées. Je souhaitais instaurer des différences notables entre chaque espèce. Toutefois, il est possible que les Wookies de Star Wars m’aient influencé lorsque j’ai créé les soosans, à part que je les ai rendus tout petits.

    Un des éléments majeurs de tes livres est la possibilité pour le lecteur de voir des illustrations des différentes races qui peuplent ton univers. C’est vraiment cool, sincèrement. Tu as dû travailler avec des illustrateurs. Que peux-tu nous dire de cette expérience ? Comment cela s’est-il passé avec la personne concernée ? te contentais-tu de lui dire simplement ce que tu désirais ?

    Insérer des illustrations a vraiment représenté un aspect fun de la création des livres pour moi. Je considérais qu’elles amélioraient considérablement la qualité de lecture. C’était également génial de les acquérir, même si elles étaient onéreuses. Pour Baktu, j’ai dépensé trois mille dollars en illustrations.

    J’ai lancé un concours sur freelancer.com pour proposer de réaliser des illustrations en annexe pour le roman Baktu. C’est de cette manière que j’ai trouvé mes artistes préférés, que j’ai engagé pour illustrer les chapitres du livre. Je leur ai demandé de lire les chapitres spécifiques que je voulais qu’ils illustrent et ensuite ils sont revenus vers moi avec leurs propres idées. J’ai essayé de leur accorder une certaine liberté mais j’ai dû leur faire changer des détails qui allaient en contradiction avec l’histoire.

    Certains écrivains se retrouvent dans certains personnages de leurs romans. Personnellement, je me retrouve un peu dans les très nombreux personnages que j’ai inventés, pas simplement dans un seul. Qu’en est-il pour toi ?

    Je crains que mon double imaginaire héroïque s’avère être le modèle de Tomek. Cependant, j’ai dû lui attribuer quelques faiblesses pour le rendre plus réaliste. Et Claymore revendique également quelques-unes de mes valeurs, comme par exemple celle qui veut que je refuse de laisser les malfrats s’en tirer sans subir les conséquences de leurs actes.

    Dans la vraie vie, es-tu aussi entêté que Tomek ou Claymore ou aimerais-tu agir comme eux ?

    Ma mère travaillait comme psychologue et j’ai été élevé à sa manière étant enfant. Elle a effectué plein de tests psychologiques sur moi pour s’entraîner. Elle en a conclu que ma faiblesse était d’être bouleversé face à des situations d’injustice, quand des individus étaient victimes d’abus ou lorsque des criminels n’étaient pas réprimandés. C’est là que j’ai compris que lorsque j’étais témoin d’une brute qui tourmentait un autre élève à l’école, je m’énervais et je me confrontais à elle, sans me soucier de voir si la personne était plus grande que moi. Cela s’est souvent mal terminé.

    Désormais, tout cela est du passé. Mais entêté ? Je pense être quelqu’un de souple et qui considère les besoins et les désirs des autres. Il faudrait peut-être poser la question à quelqu’un de moins subjectif.

    Peut-être me suis-je mal exprimé en anglais, je ne voulais pas insinuer que Jimm était quelqu’un d’entêté, mais je trouvais que ses personnages et en particulier celui de Claymore, l’entêté. En effet, le navino a tendance à croire qu’à lui tout seul, avec ses compétences d’avocat, dans un monde où peu de criminels sont incarcérés, qu’il va terrasser une organisation criminelle de l’envergure de Trident. Il se met en danger lui-même ainsi que ses proches. Le personnage est à la fois attachant et kamikaze. Et je me demandais donc si Jimm était aussi téméraire que lui dans la vraie vie.

    Est-ce que tu éprouves une affection plus prononcée pour certains personnages ?

    J’aime tous mes principaux protagonistes, Tomek, Spri et Claymore. C’est probablement Tomek que j’aime le plus. Death Ray est intéressant à mes yeux car il a un certain pouvoir d’influence et qu’il demeure mystérieux, même pour moi. Qui est-il ? Chris Red l’a mis un peu en lumière dans l’annexe dans la version française de Claymore. Je compte le présenter davantage dans le dernier opus.

    Est-il possible que des proches t’aient servi de source d’inspiration lors de la création de tes personnages ?

    Oui. Ma femme a inventé le nom de Tomek en modifiant le second prénom de mon frère. Elle a également été périodiquement une bêta-lectrice. Mon frère aime prendre des risques, ce qui me faisait penser à Tomek avant qu’on choisisse son prénom. Mes proches sont certainement mes meilleurs clients.

    Quand j’ai lu ton premier livre, j’ai trouvé qu’on se situait à mi-chemin entre Star Wars et Blade Runner. De toute évidence, c’était typiquement « américain » ; je veux dire, de mon point de vue, cela correspondait totalement avec le genre de création artistique que la culture américaine diffuse au reste du monde. Quelle était ton intention première lorsque tu as écrit les premières lignes de Négatif Zéro ?

    Je n’ai jamais eu l’intention de correspondre à aucune culture que ce soit. Toutefois, j’ai été imprégné de la culture américaine durant tout ma vie, donc j’ai pu la retranscrire dans le livre sans m’en rendre compte.

    Mon objectif premier, si je me souviens bien, était d’essayer de donner vie au monde, peut-être devrais-je dire l’univers, que j’avais imaginé avec toutes ses merveilles alien et toutes ses curiosités. Je voulais partager mon imagination avec mes semblables. À vrai dire, l’actuel premier chapitre de Négatif Zéro est le dernier que j’ai écrit pour ce livre. Mon éditeur a suggéré que je rédige un nouveau premier chapitre pour montrer Tomek en train de mener une enquête comme il en a l’habitude avant que je ne l’embarque dans les affaires qui vont changer son existence. Alors, j’ai utilisé un extrait d’une histoire courte que j’avais imaginée il y a des années auparavant et j’en ai fait le chapitre un.

    De toute évidence, l’histoire se déroule dans un cadre space-opéra. Pourtant, dans chaque livre, on peut deviner différents messages personnels manifestant de l’amour, de la tolérance, un appel à l’aide pour les sans abris et bien d’autres. Te fixes-tu des limites ?

    Je suis certain que j’ai des limites. Je suis flatté que tu aies remarqué quelques-uns des messages. De nos jours, j’ai escompté insérer des messages signifiants dans mon récit, sans pour autant faire la morale ou en les intégrant de manière trop artificielle.

    Lorsque tu auras terminé l’écriture de l’Univers de Tomek, prévois-tu déjà d’écrire d’autres histoires ?

    Il semblerait que mon rythme d’écriture a diminué récemment. J’ai l’intention de reprendre la cadence que j’avais maintenue précédemment, mais il me faut encore compter deux ans pour achever les deux derniers livres. Une fois à la retraite, j’aurais le temps d’écrire d’autres livres.

    Si oui, envisages-tu d’écrire d’autres romans de science-fiction ? As-tu trouvé ton genre de prédilection ?

    J’aime la science-fiction et j’aime écrire des histoires dans ce cadre-là. Il s’agit du chemin le plus évident pour moi. Toutefois, je considère l’éventualité de quitter ma zone de confort et de m’essayer à un autre genre pour changer. Une histoire fantasy avec de la magie et des dragons, ça me plairait bien. J’ai toujours voulu mêler la fantasy avec la science-fiction. Peut-être que des astronautes pourraient atterrir sur la planète Tolkien. Mais je suis tenté de me lancer dans un thème plutôt intimidant pour moi, comme une romance ou une enquête contemporaine. Qu’est-ce qui pourrait arriver de pire ? Si c’est vraiment mauvais, je ne le publierais pas et personne ne sera au courant de mon échec. En tout cas, j’imagine que je vais principalement œuvrer dans le domaine de la science-fiction à l’avenir.

    Maintenant, nous allons parler de Jimm et non de Tomek. Considères-tu ton activité d’écrivain comme ta nouvelle carrière ?

    Non, pour que cela devienne mon métier, il aurait fallu que je réalise des bénéfices. Pour le moment, il s’agit seulement d’une activité qui me permet de m’épanouir, comme si je pratiquais du canoë-kayak ou comme si je regardais un film.

    Il est possible que je me trompe mais tu as publié tes livres toi-même, n’est-ce pas ? Le choix était-il évident pour toi ou as-tu essayé de soumettre ton premier manuscrit à des maisons d’édition ?

    Je n’ai jamais essayé de contacter d’éditeur parce que je supposais qu’il fallait que je me fasse un nom en tant qu’écrivain avant qu’un éditeur ne s’intéresse à moi. Parfois, je me demande si je n’aurais pas dû essayer d’envoyer mon manuscrit à quelques éditeurs. Après tout, voir ses textes rejetés à quelques reprises ne fait-il pas partie de l’expérience de l’écriture ? Néanmoins, j’étais également inquiet à propos des droits d’auteur de mes livres. S’éditer soi-même avait l’air amusant, m’offrant une quantité de choix à ma disposition pour mettre en forme mes publications. Est-ce qu’un éditeur m’aurait laissé illustrer un livre à ma guise ?

    As-tu eu l’intention d’engranger des profits ? Ou alors, peu importe, tu voulais écrire ton histoire, la partager et voir ce qui se passe ?

    Cela aurait été génial d’obtenir plus de reconnaissance et de gagner plus d’argent. Mais, me considérant comme un amateur, je me suis contenté de ce qui découlerait de mon activité. Je pense que ma principale raison de publier mes textes visait à partager mes histoires avec des inconnus. J’ai au moins donné autant de livres que je n’en ai vendus.

    Quel genre d’auteur es-tu ? Consacres-tu tout ton temps devant l’ordinateur ou vas-tu à la rencontre des lecteurs lors de salons du livre ou dans des librairies ?

    Je passe essentiellement mon temps sur mon ordinateur. Je suis conscient que ce n’est pas la meilleure solution. J’ai envisagé de participer à une journée de dédicaces dans une librairie qui organise ce genre d’événements, mais j’étais effrayé par cette perspective. Peut-être que je devrais assister à ce genre d’événement pour voir comment un auteur s’y prend avant d’organiser le mien. Qu’est-ce qui pourrait m’arriver de pire ? Que la foule me submerge pour obtenir ma signature ? Ou que personne ne se manifeste ? Dans les deux cas, j’y survivrai.

    Quand tu étais jeune, étais-tu un lecteur vorace ? SI oui, quel auteur t’aurait inspiré et t’aurait aidé à devenir l’auteur que tu es maintenant ? Se pourrait-il que tu aies lu Philip K. Dick ?

    Je n’ai pas lu un seul livre de Philip K. Dick. J’ai vu quelques-uns des films qui ont été adaptés à partir de ses livres. Quand j’étais jeune, j’aimais lire Louis L’Amour, J. R. R. Tolkien, Robert A. Heinlein et Isaac Asimov. Je pense que Robert et Isaac ont donné vie à mon amour pour la science-fiction.

    Si tu étais un personnage de livre, qui aimerais-tu être ?

    Est-ce que Han Solo est un choix valable ? Star Wars a été rédigé sous forme de livre. Sinon, m’incarner dans la peau de Tomek serait très amusant pour moi.

    Han Solo est un choix valable. Il est présent dans de nombreux livres de l’univers Star Wars. Actuellement, je lis L’Académie Jedi, où il apparaît en compagnie de sa femme Leîa Organa Solo et de leurs enfants. J’ai adoré la trilogie qui a été écrite à son sujet et qui retrace toute son histoire jusqu’à son arrivée à la Cantina où il fait la rencontre de Luke Skywalker et d’Obi-Wan Kenobi. On apprend tout à son sujet, ses rencontres avec Chewbacca et Lando Calrissian, comment il obtient le Falcon Millenium, pourquoi Jabba the Hutt en a après lui, etc… Cette trilogie surclasse de très loin les films qui ont été mis en scène selon mon point de vue et aurait été un succès phénoménal si elle avait été adaptée de manière fidèle avec les mêmes moyens que les autres trilogies. Je ferme la parenthèse mais je recommande à tous les amateurs de Star Wars de s’intéresser à cette trilogie ainsi qu’aux romans qui jalonnent cet univers et qui a été quelque peu bafoué par les derniers films.

    As-tu un bêta-lecteur dans ton entourage ? Ta famille te soutient-elle ?

    Ma femme remplit cette fonction. Je ne mets pas mes livres à la disposition de mes proches tant qu’ils ne sont pas publiables. Cela dit, Makayla, l’une de mes nièces m’a convaincu de nommer un personnage en son honneur. Dans le livre Baktu, tous les êtres de ce monde possèdent un nom avec quelques syllabes, j’ai prénommé un personnage secondaire Makayla.

    En outre, les proches me soutiennent énormément. Ils apprécient ma page Facebook et ils achètent mes livres.

    Pour conclure cette interview, je vais t’offrir l’opportunité de dire ce que tu veux aux lecteurs français. Tu as carte blanche.

    Merci pour votre attention. Si vous êtes parvenus jusqu’ici, jusqu’à l’ultime question, cela signifie que j’ai dit des choses intéressantes. Je suis donc ravi. J’espère également partager mes histoires avec toi. Et je remercie également Chris Red, pour avoir réalisé cette interview ainsi que pour son travail de traduction.

    Le site de Jimm grogan (en anglais)

    La page Facebook de Jimm

    La page Amazon de Jimm (en Français)

    La page de Jimm sur mon site (en Français)

     


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  • Bonjour Léonnic. Ce n’est pas la providence qui m’a guidé vers toi. C’est toi qui m’a trouvé sur la plateforme Simplement Pro, autrement, je l’avoue, honteux, je n’aurais peut-être pas lu Un secret halo de rose, ton livre car la couverture, le titre, bien qu’original, cela ne correspondait pas à mon genre de lectures visuellement. Comment te décrirais-tu d’ailleurs en tant qu’écrivain ?

    Bonjour Chris et merci pour cette opportunité que tu m’offres avec cette tribune. La première question est large ; toutes les suivantes permettront d’y répondre plus précisément. Disons en préambule que j’écris avec mon cœur et ma tête, avec sincérité et malice, pour décoiffer et distraire, tout en essayant humblement de distiller quelques messages subliminaux humanistes et sociaux qui me tiennent à cœur.

    Tu m’as repris sur mon blog en précisent qu’Un secret halo de rose n’était pas ton premier roman. Et en effet, tu avais écrit Moul€ Fric précédemment, que tu avais publié en 2007 si je ne me trompe pas, comment expliques-tu ce grand écart sur la ligne temporelle de ton activité d’auteur ?

    En réalité, le temps est passé si vite. Et je n’ai cessé d’écrire depuis ce premier roman publié en 2007. Tout d’abord, en 2008, une fiction loufoque et quasi pamphlétaire, intitulée Si tu annules tout je reviens, impliquant une personnalité politique (démasquable sans trop de difficultés) qui flirte avec les limites déontologiques et avec la compagne du personnage principal, et refaisant l’Histoire jusqu’à un SMS dont le contenu est le titre du livre. Pour ce texte, j’ai été reçu par le Directeur de collection d’une maison parisienne, j’y ai cru, mais l’essai n’a pas été transformé »« marché et actualité subitement saturés de textes autour de cette personnalité m’a-t-on finalement opposé ; mais je garde un très bon souvenir de ces échanges et me suis autoédité sur Lulu. En 2009, ma nouvelle Personne n’ira cracher sur nos tombes (cette année-là, on rendait hommage à Vian) a été retenue dans le cadre de l’Appel à Textes de SF organisé par les éditions Armada, dont l’objectif était de bâtir une Anthologie sur l’immortalité… mais il n’y a curieusement pas eu de suite après les premières relectures et corrections… à mon grand dam et à celui des treize autres lauréats. Dans ce texte, la monnaie d’échange était l’organe, et  l’immortalité devenait possible pour les plus riches d’entre nous : ceux qui avaient pu acquérir, stocker, placer des cœurs, cerveaux etc… en double voir en triple dans des banques d’organe.

     

    Ensuite, pendant plusieurs années, j’ai participé assidûment à divers concours de nouvelles, le format me convenait bien ; une de mes nouvelles intitulée Entre deux chaises a d’ailleurs été publiée en 2012 par les éditions du Désir dans le cadre d’un Appel à Textes sur le Père Lachaise (Recueil de nouvelles du Père Lachaise, Tome 1), j’ai aussi participé au Pépin, à des concours de poèmes, Short Edition, prix Agostino du polar, un concours sur un week-end autour du thème du courage (avec un texte intitulé Courage against the Machine, d’autres vraiment ludiques où il fallait partir d’une photo,  et j’en oublie… jusqu’à me relancer sur un projet de roman, avec Un secret halo de rose, car il fallait que ça sorte à nouveau, car j’ai eu l’énergie et le temps, car les conditions furent à nouveau réunies. Comme tu vois, j’écris tout le temps, et comme tu sais, ça ne se voit pas tant que pas de publication. De temps à autre je poste des textes sur un blog, pour qu’ils ne soient pas complètement perdus.

    Revenons en arrière. Quand as-tu commencé à écrire ?

    Après m’être fait tout un tas de films dans ma tête (j’ai un naturel rêveur et très imaginatif), je suis passé du ciné à l’écriture, avec constance et engagement, en 2006, à un moment où j’ai rencontré un passage professionnel difficile, et où j’étais en proie à quelques errements existentiels : bref, il m’a fallu combler un vide spirituel et essentiel. Je me suis alors essayé à des chroniques stylées sur l’actualité postées sur un blog pendant plusieurs mois. Mais cela ne m’a pas satisfait. Alors je me suis lancé dans un projet de roman, non autobiographique mais très personnel, Moul€ Fric, publié en 2007 par une maison choletaise, Les 2 Encres (je vivais alors l’Ouest de la France). J’y ai mis en scène 3 personnages aux environnements sociaux-culturels très différents qui finissaient par se ressembler, se cloner mentalement, sous l’effet du moule sociétal et de l’entreprise. L’édition fut une formidable expérience humaine pour moi ! J’y ai rencontré des passionnées du livre, dont une avec qui je suis toujours en contact. Le tirage de 500 exemplaires a été quasi épuisé je crois, ce qui est plutôt chouette, même si mes amis ont joué un grand rôle au départ (pour une centaine d’exemplaires). Le roman a été placé dans la sélection des Livres de Noël de l’Internaute en 2006, a été finaliste des concours du Léon et du premier roman de Draveil, et a reçu quelques critiques positives de presse (Le Berry républicain, Armor…). Depuis, je ne conçois plus de vivre sans écrire, des petits machins, des gros trucs, des bidules, en pièces détachées ou assemblables, recyclables ou pas.

    Si on peut supposer que tu as lu durant ta vie, as-tu entretenu un lien particulier avec la lecture au cours de ton enfance ? Quelques auteurs t’ont peut-être marqué ? Des genres de prédilection ?

    J’ai lu dans mon enfance, mais sans zèle particulier ; je l’ai consacrée à un fantasme : devenir joueur de tennis professionnel. J’ai échoué sur ce plan-là, plutôt loin du but, mais ça m’a dévoré au sens propre (la majeure partie de mon temps) et au figuré (ça a fini par m’abîmer la hanche). Alors j’ai lu bien sûr, ce qu’il fallait lire, mais aussi des textes à intrigues ou polars (enfant, les incontournables Daudet, La Fontaine, clubs des 5, puis, ado, A Christie, Boris Vian, Barjavel…), j’ai lu Pagnol aussi, et, davantage que le style ou l’intrigue, les romans qui m’ont vraiment marqué dans mon enfance furent les odyssées exceptionnelles : Vendredi ou la vie sauvage,  Croc-Blanc et Naufragé volontaire d’Alain Bombard, que je cite d’ailleurs dans Un secret halo de rose.  

    En revanche, depuis la fin de mes études (scientifiques), je lis vraiment passionnément et intensément. Essentiellement des romans contemporains. Je papillonne d’un style à un autre, en fonction de mon humeur du moment, comme tout lecteur j’imagine : en période sombre, je recherche des sources de réconfort et de la légèreté, et en période plus exaltée, j’ai besoin d’arduité. Quand un écrivain m’a emporté une fois avec une intrigue et un style, alors je deviens manichéen et lis l’ensemble de son œuvre. Mes auteurs de prédilection dont je guette les sorties : Jean-Paul Dubois, Olivier Adam, Michel Houellebecq, Philippe Djian. J’aime aussi beaucoup les textes de Delphine de Vigan, Nicolas Fargues, Tonino Benacquista. Cet été, j’ai découvert Au fond de l’eau de Paula Hawkins et Cataract city de Craig Davidson, deux romans exceptionnels. Quand j’ai besoin de me divertir, je peux prendre beaucoup de plaisir à lire des auteurs estampillés grand public comme Douglas Kennedy, Joël Dicker. Ou des polars de JC. Grangé ou B. Minier. J’adore les pavés de Jonathan Franzen, j’ai eu un coup de cœur pour un thriller, La ferme de Tom Rob Smith et pour Chaos calme de S Veronesi. Quand j’ai de la force, je peux aussi me plonger dans des textes plus personnels ou profonds, comme l’abolition de Robert Badinter. Charlotte de David Foenkinos m’a stylistiquement emporté. Certains compositeurs me font aussi vibrer, je frissonne et ressens des émotions intenses quand j’écoute Mokaiesh (que j’ai cité au début du roman), Dominique A, les derniers Arthur H, J Cherhal, la Grande Sophie, Camille, O Ruiz, E Loizeau, Noir Désir, Lavilliers, Bashung, Grand Corps Malade, Eddy de Pretto, Saez...

    Chaque auteur possède une source d’inspiration qui lui est propre. Certains ont besoin d’expier leurs souffrances quand d’autres rêvent de s’évader de notre monde. Quelle est ton étincelle ?

    J’essaie de ne pas expier mes souffrances dans mes écrits, tout au moins dans ceux qui sont destinés à être lus, car ce serait malveillant, et je ne ressens pas non plus le besoin de m’évader de mon quotidien ; mon moteur, c’est curieusement et tout simplement un besoin fort presque physiologique et irrationnel d’expiration, après l’Inspiration. Qui se manifeste sans prévenir. Un signal qui passe au vert. Un besoin subit (et subi) que ça sorte, de défendre une ou des causes, de transmettre un message, d’amuser, de choquer parfois, de titiller ; et de vivre une nouvelle aventure passionnante.

    Comptes-tu t’inscrire dans un genre spécifique et te plier aux règles parfois restrictives de certains univers ou bien envisages-tu de nager dans l’océan littéraire comme un électron libre n’écoutant que sa fibre intérieure ?

    Je navigue au quotidien dans un monde pétri de contraintes technico-financières, alors, non, je ne suis pour l’instant disposé à aucune concession dans mon cocon créatif.

    Un secret halo de rose n’est pas un choix de titre banal. Bien évidemment, il faut avoir lu le livre pour le comprendre. Toutefois, une question me brûle les lèvres. As-tu pensé à ce titre avant d’écrire ton roman ou une fois que tu l’avais rédigé et que tu avais donc tous les éléments à ta disposition pour te permettre de prendre la meilleure décision possible ?

    Halo de rose, je l’avais dès le début ; en revanche, j’ai longtemps cherché le nom épithète pour doubler le sens du titre. Et j’ai convergé sur secret, à la toute fin du récit.

    La psychologie est présente dans ce roman, et en particulier la science subtile qui semble lier un thérapeute à son patient. As-tu effectué des recherches ou puisé dans ton vécu personnel pour matérialiser ce dialogue docteur-malade ou as-tu simplement fait confiance à ton imagination et à ton intuition ?

    L’imagination m’a guidé vers des recherches plus approfondies. Je n’ai pas (encore) de vécu personnel dans ce domaine, peut-être par peur de fouiller et des conséquences que cela aurait de remuer trop de choses. Mais j’ai vraiment infléchi mon positionnement sur la Psychologie et n’affirme plus catégoriquement que je n’y aurai jamais affaire (plus jeune, par ignorance, je considérais cette « discipline » comme l’affaire de fous… et maintenant, presque comme l’affaire de tous).

    Mine de rien, et en dépit de sa couverture colorée, Un secret halo de rose est un livre qui parle longuement d’un sujet funeste, la mort. Et dans un contexte bien précis avec une raison qui fait souvent débat au sein de notre société et à l’occasion de réunions de famille le dimanche midi : les accidents imputés à la consommation d’alcool. Je n’ai pas envie de remuer le couteau sous la plaie, ou plus précisément la bouteille dans le bar, mais peut-on voir dans ce personnage hanté par la culpabilité un écrivain qui exorcise des plaies résultant de la vie réelle ?

    Non, par chance, je n’ai pas été confronté à cette situation dramatique dans mon cercle familial ou d’amis.

    Entre nous, en tant qu’amateur de foot et en particulier de l’OM, la séquence au bar avec le match de la remontada en arrière-plan, était-ce vraiment nécessaire ?

    Scénario oblige, il me fallait un événement rassembleur qu’un des personnages pourrait utiliser afin de masquer le véritable mobile de sa présence à cet endroit. J’ai choisi celui-là, car il s’est imposé dans l’actualité au moment où j’écrivais ce passage. Et aussi car j’ai vraiment vibré en regardant les deux matchs, même si ne suis pas supporter du PSG (suis nostalgique des années OM entre 88 & 93… allez, je l’avoue, en coupe d’Europe, je suis chauvin et j’ai supporté inconditionnellement Bordeaux, Auxerre, Lyon, Toulouse, Nantes lors de leurs épopées).

    As-tu utilisé un plan soigneusement détaillé pour construire ta fiction ou t’es-tu laissé guider par ton intuition pour broder au fur et à mesure que tu donnes vies à des chapitres et à des personnages ou à des situations auxquels tu n’avais pas forcément pensé ?

    Les trois parties majeures (« L’autopsy vile », « l’odyssée leste », « la traversée satanique ») étaient les fondations du récit, définies au tout début ; et à l’intérieur de chacune d’elles, j’ai bien sûr brodé et tiré les ficelles au fil de l’écriture.

    En-dehors des thèmes que tu as abordés dans ta fiction, il faut reconnaître que tu as apporté un soin particulier à la forme de ton texte. Métaphores, jeux de mots, comparaisons, et j’en passe, tu nous as offert un vrai festival de maîtrise de la langue française, parfois au détriment de l’intrigue, de mon point de vue de lecteur. Es-tu exigeant sur le plan du vocabulaire et de la syntaxe ou bien est-ce simplement naturel chez toi ? En somme, tu écris comme tu penses ?

    Je peux devenir fou en cherchant un mot, je ne peux écrire sans dictionnaire des synonymes accessible et, oui, j’en fais peut-être un peu trop. Je suis attaché aux cultures régionales, aux langues locales, à tel point que l’hégémonie de la langue anglaise m’effraie, c’est une atteinte majeure à la Culture (qui connaît Glenmor aujourd’hui ?), même si les traducteurs réalisent des prouesses. Alors, je reconnais qu’il m’amuse de concevoir des phrases qui ne sont pas traduisibles (dont la traduction ne pourrait avoir le même sens ou impact dans une autre langue).

    Et aussi, je me mets beaucoup de pression sur chaque phrase pour une raison idiote : j’ai toujours pensé qu’il fallait taper à l’œil d’un éditeur qui lirait en diagonale ou ouvrirait une page au hasard… mais pour le lecteur qui lit le texte dans son intégralité, je reconnais que cela peut être surprenant, voire déconcertant.

    Tout ceci étant dit, dans Un secret halo de rose, cette exubérance stylistique sert l’intrigue et la chute (et je trouve, que cela encourage une deuxième lecture J)

    Si je ne me fourvoie pas, Un secret halo de rose a été édité par une petite maison qui a pour but de promouvoir des auteurs indépendants : Prem’Edit. Peux-tu nous en dire davantage et nous expliquer brièvement le fonctionnement de la maison en évoquant notamment les différentes formes de soutiens qu’elle a pu t’apporter dans la finalisation de ton roman ?

    Déjà, le fait que le texte ait été lu et retenu par plusieurs lecteurs (le processus de sélection de Prem’Edit implique un comité de lecture citoyen de cent-vingt personnes) procure une petite satisfaction, un sentiment de légitimité plus fort que le retour d’un proche sur un manuscrit.

    Une fois sélectionné, mon texte a été jugé abouti : je n’ai pas subi de demande majeure de modification, et j’ai pu faire les fignolages que je souhaitais, librement, jusqu’au BAT. C’est appréciable.

    Ensuite, concernant la couverture, j’ai fourni l’illustration (aquarelle faite par mon beau-père, comme pour Moul€ Fric) et Prem’Edit a réalisé la mise en page, je la trouve réussie.

    Dès la publication, Prem’Edit m’a fourni un format ePUB pour que je puisse le soumettre à des chroniqueurs (sur la plateforme Simplement Pro sur le conseil d’une auteure de Prem’Edit qui nous a tous mis en relation via un groupe privé Facebook) et a préparé un communiqué de presse, mais la maison étant encore jeune, le réseau reste à construire, c’est donc un peu tôt pour faire un retour sur la promotion et la diffusion.

    Comment vis-tu ton activité d’auteur ? L’exerces-tu uniquement cachée derrière ton écran d’ordinateur comme je l’ai longtemps fait ou vas-tu dans des salons à la rencontre du lecteur ?

    Je suis d’un naturel communicant, pour Moul€ Fric, j’avais fait quelques salons et c’était vraiment excitant de rencontrer voire de convaincre des lecteurs potentiels d’acheter, puis de recevoir leurs impressions après lecture. Mais c’était il y a dix ans, et depuis, je me suis laissé dire que la révolution technologique était entrée en Littérature : les réseaux sociaux sont omniprésents, des booktubers vivent de leurs activités… bref, je ne sais pas trop comment m’organiser et m’y prendre pour faire connaître le roman mais suis ouvert à tout. J’avance au jour le jour. Je compte beaucoup sur le hasard. Et les belles rencontres. Comme la nôtre ;-)

    Ressens-tu une émotion particulière lorsque quelqu’un lit un de tes livres ou lorsque tu découvres une chronique ?

    Ah oui ! Je suis vraiment très ému… et attentif. Je sais qu’Un secret halo de rose est un roman clivant… qui peut plaire mais aussi lasser. Autant lors de mon premier roman, j’avais veillé à ne décevoir personne, à arrondir des angles que j’avais aiguisés en première intention, au risque de me compromettre un peu (ne pas vouloir déplaire n’a jamais garanti de plaire), autant là je ne me suis pas bridé sur le style et les égarements volontaires ; j’ai conscience que le récit peut surprendre voire agacer, alors forcément je guette les retours.

    As-tu un lecteur privilégié dans ton entourage ?

    J’en ai plusieurs, j’ai cette chance, dans le cercle familial, mais ce n’est jamais évident de savoir interpréter leurs remarques et de les prendre en compte pour faire progresser un texte.

    Si tu étais un livre, ou un personnage de roman, qui serais-tu Léonnic Asurgi ?

    Si j’étais un personnage, je serais sans aucun doute un mélange de Samuel Polaris (ou de tout personnage de JP Dubois) pour son côté obsessionnel, un peu dérangé, plutôt rigolo (souvent malgré lui) et du personnage principal de Je vais mieux de D Foenkinos pour cette anxiété qu’il combat au quotidien. Maintenant, qui j’aimerais être ? Si j’étais un livre, je rêverais d’être le polaroman La dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil de S Japrisot, pour son inclassabilité et sa détermination ostensible à ne rentrer dans aucune case (suis un tantinet claustrophobe…).

    L’écriture est-elle ton activité principale ? Exerces-tu une profession ou d’autres passions ?

    Je regarde amoureusement ma fille grandir, je suis ingénieur dans l’Industrie, j’ai repris le tennis en compétition depuis une opération salvatrice de ma hanche (qui a eu lieu le fameux jour du match de la remontada et dont la convalescence m’a permis de finaliser le roman) et, donc, « heureusement », les caprices de mon sommeil détraqué m’offrent la possibilité d’écrire.

    Être auteur ou écrivain est un métier particulier, comment cela se passe-t-il avec ton entourage ? Il te soutient et s’intéresse à ton travail ?

    Mon entourage est compréhensif, m’encourage, me relit, me critique, pas toujours positivement, ce qui est une chance. Je pense même avoir transmis le virus de l’écriture à ma fille.

    Tu le sais aussi bien que moi : écrire implique une gestion des priorités et du temps minutieuse et hyperactive : je reste vigilant à ne pas troubler l’équilibre familial.

    Enfin, je te laisse le mot de la fin. Tu as carte blanche.

    Nous ne nous connaissons pas encore, mais tes questions sont malicieusement séquencées, éloquentes de personnalisation au texte que tu as lu, avec sensibilité, elles mettent en avant ta générosité, ton altruisme et une forte empathie. Alors je saisis cette carte blanche pour te dire merci, et aussi pour un défi, lancé à tout lecteur de cette page : en l’honneur de Chris, de son site, et aussi en clin d’œil à tous ces auteurs de l’ombre que nous sommes, merci de la faire rebondir le plus possible : la liker, la tweeter, la re-tweeter… et m’empresse de ce pas d’aller désormais piocher une autre Carte, Noire celle-ci (besoin de caféine, là ;))

    Pour l'anecdote, Léonnic Asurgi me l'a confié. Tel Batman, il porte un masque, à savoir son nom d'auteur, un pseudonyme qui s'avère être un mystérieux anagramme. 

    N'hésitez pas à découvrir la plume de Léonnic Asurgi avec ce texte très court :

    Footaises, Léonnic Asurgi

    Le site de Léonnic

    La page Amazon de Léonnic

    Textes de Léonnic sur Short-Edition


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