• Interview exclusive : Jimm Grogan, un auteur américain qui veut se faire plaisir autant qu'il veut distraire le lecteur !

    Aujourd’hui, on va quitter notre zone de confort. Je tiens à vous présenter Jimm Grogan, un auteur américain qui écrit des livres de science-fiction. En fait, j’ai traduit trois de ses livres. Plus exactement, nous sommes en train de finaliser la traduction de Claymore, son troisième livre. Je pourrais me reposer un peu et me consacrer à mes ouvrages le temps qu’il termine son quatrième livre. Si je traduis ses livres, c’est parce que je prends du plaisir à traduire et cela permet de conserver un contact avec l’anglais, une langue que j’apprécié énormément, même si ma pratique ne s’améliore pas du fait que je n’ai plus la chance de l’exercer, mais aussi parce que j’aime beaucoup ses livres. J’ai accroché dès la lecture du premier volet, Négatif Zéro. D’ailleurs, voici un petit trailer réalisé par mon ami Alex Web D. Cela vous donnera peut-être envie de découvrir l’univers de Jimm. Ensuite, je vous laisse lire l’interview. Franchement, profitez-en, ce n’est pas tous les jours que j’aurai la chance d’échanger avec un auteur américain. C’est une première sur le blog. J’aime beaucoup son sens de l’humour et son franc-parler me concernant. Et vous ?

    Bonjour Jimm. D’abord, merci pour ta confiance. Tout le monde ne le sait peut-être pas mais tu as accepté que je traduise trois de tes livres, tous de l’anglais vers le français. Et maintenant, tu me fais l’honneur d’être interviewé. Je comprends mieux l’anglais que je ne le parle, parce que je n’ai plus l’habitude de le pratiquer, même si je n’étais pas trop mauvais avant, ainsi, je vais commettre quelques fautes. Ne t’inquiète pas, comme je vais publier notre entretien en français, personne ne le remarquera.

    Pour commencer, peux-tu nous dire, brièvement ou non, qui est Jimm Grogan ?

    Je suis un homme de cinquante-cinq ans et un passionné de science-fiction. Je suis titulaire d’une licence en technologie électronique ainsi que d’un diplôme en science informatique, en programmation de logiciel plus exactement. J’utilise toutes ces compétences en ma qualité d’ingénieur. En effet, je teste des prototypes de matériaux semi-conducteurs pour déterminer si on peut lancer la production en série de ces composants. Je suis marié et si je n’ai pas d’enfants, je fais partie d’une famille nombreuse (neveux, nièces, cousins). En outre, chaque semaine, je m’implique dans la vie d’une église protestante.

    Ensuite, il semble que tu as travaillé pendant de nombreuses années pour le compte d’une entreprise dont le nom sera familier pour certains lecteurs français, Sierra. Tu peux me corriger mais je suppose que tu as commencé à écrire à la fin de ta carrière ? À moins que tu te sois essayé à l’exercice de l’écriture bien avant la naissance de l’Univers de Tomek ?

    Je présume que tu fais référence à PMC-Sierra Inc, mon précédent employeur. Merci de me rappeler de mettre mon profil à jour. PMC-Sierra a été racheté par Microsemi Inc, qui a été récemment acheté par la société pour laquelle je travaille actuellement : Microchip Technology Inc. Je travaille donc toujours à temps plein et je n’ai pas encore pris ma retraite.

    J’ai commencé à publier mes ouvrages assez tard. Lorsque j’étais enfant, j’aimais beaucoup écrire. Au lycée, j’ai rédigé une histoire à propos d’une équipe d’explorateurs qui essayait de rentrer sur Terre, fuyant la planète Pluto et ses montres, s’arrêtant sur chaque planète se trouvant sur leur chemin. Il s’agissait de mon premier récit de science-fiction, mais je l’ai perdu quelque part.

    Quand je m’ennuyais, j’avais un problème, j’avais tendance à rêver éveillé en plein jour. J’imaginais des aventures fantastiques jusqu’à ce mon professeur me ramène vers la réalité de notre monde. Cela ne s’est pas bien passé à l’école et cela s’est ressenti au niveau de mes notes. En tant qu’adulte, je parvenais à rester conscient, façon de parler, de manière à pouvoir m’acquitter de mes tâches dans le cadre de mon travail, mais lorsque je me détendais, ou que j’écoutais des cours, je continuais de rêver. Je suppose que si j’étais parti seul en vacances, j’aurais pu m’éclater dans l’endroit le plus ennuyeux qui existe, le Nebraska par exemple, en m’asseyant dans ma chambre d’hôtel et en imaginant des aventures épiques de science-fiction.

    Finalement, l’idée m’est venue à l’esprit de coucher sur papier les meilleures aventures que j’avais imaginées. En 1995, je pense, les ordinateurs fixes existaient à cette époque, j’ai fait des efforts pour les écrire. Il s’agissait de nouvelles uniquement. En 1998, je me suis décidé à écrire un livre mais j’étais intimidé par cette perspective. J’ai écrit plusieurs scènes mais comme je n’avais pas de trame vraiment définie, l’ensemble ne me semblait pas cohérent. Enfin, j’ai lu un livre intitulé Histoire de l’ingénierie, un ouvrage qui incitait à élaborer un plan précis avant la rédaction du texte. Cela m’a inspiré et j’ai réalisé alors plusieurs plans extravagants pour une histoire grandiose. Mes idées pour construire l’architecture du plan étaient tellement nombreuses que c’en était trop, alors j’ai un peu calé.

    Puis j’ai eu une idée à ce moment-là, celle de diviser mon plan trop riche pour former une série de romans, à commencer par Négatif Zéro. Le texte est petit pour un roman, mais cela me convenait amplement.

    Quand tu as décidé de sauter le pas, avais-tu une idée précise en tête ou t’es-tu laissé guider par ton intuition ?

    J’avais une idée précise. J’ai associé deux histoires que j’avais imaginé, mes deux préférées à l’époque, pour qu’elles ne forment plus qu’une. J’imaginais un homme (moi ?) qui résolvait des mystères et qui amenait devant la justice des criminels redoutables au sein d’une société où la condamnation de criminels au tribunal n’avait guère d’impact car peu risquaient d’être réellement appréhendés. Ensuite, j’imaginais aussi un homme (moi ?) qui était capable de sauver des femmes d’une mort certaine grâce à des super pouvoirs et en faire ensuite ses alliés pour accomplir de grandes choses.

    Aujourd’hui, tu as publié trois livres : Négatif Zéro, Baktu et Claymore. Ils font tous partie de la même série : l’Univers de Tomek. Combien de livres prévois-tu d’écrire et connais-tu déjà le fin mot de l’histoire ?

    À l’origine, j’avais prévu d’écrire trois livres : Négatif Zéro, Baktu et le dernier qui présenterait la chute de trident et des Golantiens. Comme j’étais séduit par un personnage secondaire, Claymore, j’ai décidé de lui consacrer un livre entier. Le dernier ouvrage me paraissait tellement dense que j’ai décidé de le diviser en deux parties. D’abord, on va aborder le sort des Golantiens puis celui de Trident. Tout le long du processus d’écriture, mes plans changent, mais ils me sont utiles et ils me stimulent. Alors je continue d’élaborer des plans. Si je termine la série de la manière que je l’ai prévue actuellement, elle comptera cinq livres au total.

    Ton plan est remarquablement bien construit. Certains événements qui se produisant dans le livre trois sont précisément relies à d’autres qui ont eu lieu dans le tout premier, et il n’y a aucune incohérence. Est-ce vraiment difficile de faire en sorte que l’ensemble tienne debout et conserve une certaine cohérence, livre après livre ?

    Préserver cette cohérence constituer un véritable défi tout au long de la série. Ce fut en particulier éprouvant pour Claymore puisque la ligne chronologique du récit englobe l’ensemble de la trame directrice. J’ai passé de nombreuses heures devant un logiciel qui m’a permis de définir la ligne chronologique pour m’assurer que les événements mis en scène n’entreraient pas en contradiction avec ceux des histoires précédentes. J’ai même rémunéré une personne pour réaliser un feuille de travail sur Excel pour définir quels personnages apparaissent dans quels chapitres. La problématique est de nouveau d’actualité pour le livre en cours d’écriture et qui retrace dans le temps l’intrigue dévoilée dans Claymore.

    L’Univers de Tomek expose une quantité considérable d’espèces différentes. Par exemple, il y a les navinos qui comptent quatre bras, mais aussi les zimviens, les soosans, les orwallins, etc. Où es-tu allé puiser toute cette inspiration ? Uniquement dans ton esprit ?

    À l’exception des humains, je les ai toutes inventées. Je souhaitais instaurer des différences notables entre chaque espèce. Toutefois, il est possible que les Wookies de Star Wars m’aient influencé lorsque j’ai créé les soosans, à part que je les ai rendus tout petits.

    Un des éléments majeurs de tes livres est la possibilité pour le lecteur de voir des illustrations des différentes races qui peuplent ton univers. C’est vraiment cool, sincèrement. Tu as dû travailler avec des illustrateurs. Que peux-tu nous dire de cette expérience ? Comment cela s’est-il passé avec la personne concernée ? te contentais-tu de lui dire simplement ce que tu désirais ?

    Insérer des illustrations a vraiment représenté un aspect fun de la création des livres pour moi. Je considérais qu’elles amélioraient considérablement la qualité de lecture. C’était également génial de les acquérir, même si elles étaient onéreuses. Pour Baktu, j’ai dépensé trois mille dollars en illustrations.

    J’ai lancé un concours sur freelancer.com pour proposer de réaliser des illustrations en annexe pour le roman Baktu. C’est de cette manière que j’ai trouvé mes artistes préférés, que j’ai engagé pour illustrer les chapitres du livre. Je leur ai demandé de lire les chapitres spécifiques que je voulais qu’ils illustrent et ensuite ils sont revenus vers moi avec leurs propres idées. J’ai essayé de leur accorder une certaine liberté mais j’ai dû leur faire changer des détails qui allaient en contradiction avec l’histoire.

    Certains écrivains se retrouvent dans certains personnages de leurs romans. Personnellement, je me retrouve un peu dans les très nombreux personnages que j’ai inventés, pas simplement dans un seul. Qu’en est-il pour toi ?

    Je crains que mon double imaginaire héroïque s’avère être le modèle de Tomek. Cependant, j’ai dû lui attribuer quelques faiblesses pour le rendre plus réaliste. Et Claymore revendique également quelques-unes de mes valeurs, comme par exemple celle qui veut que je refuse de laisser les malfrats s’en tirer sans subir les conséquences de leurs actes.

    Dans la vraie vie, es-tu aussi entêté que Tomek ou Claymore ou aimerais-tu agir comme eux ?

    Ma mère travaillait comme psychologue et j’ai été élevé à sa manière étant enfant. Elle a effectué plein de tests psychologiques sur moi pour s’entraîner. Elle en a conclu que ma faiblesse était d’être bouleversé face à des situations d’injustice, quand des individus étaient victimes d’abus ou lorsque des criminels n’étaient pas réprimandés. C’est là que j’ai compris que lorsque j’étais témoin d’une brute qui tourmentait un autre élève à l’école, je m’énervais et je me confrontais à elle, sans me soucier de voir si la personne était plus grande que moi. Cela s’est souvent mal terminé.

    Désormais, tout cela est du passé. Mais entêté ? Je pense être quelqu’un de souple et qui considère les besoins et les désirs des autres. Il faudrait peut-être poser la question à quelqu’un de moins subjectif.

    Peut-être me suis-je mal exprimé en anglais, je ne voulais pas insinuer que Jimm était quelqu’un d’entêté, mais je trouvais que ses personnages et en particulier celui de Claymore, l’entêté. En effet, le navino a tendance à croire qu’à lui tout seul, avec ses compétences d’avocat, dans un monde où peu de criminels sont incarcérés, qu’il va terrasser une organisation criminelle de l’envergure de Trident. Il se met en danger lui-même ainsi que ses proches. Le personnage est à la fois attachant et kamikaze. Et je me demandais donc si Jimm était aussi téméraire que lui dans la vraie vie.

    Est-ce que tu éprouves une affection plus prononcée pour certains personnages ?

    J’aime tous mes principaux protagonistes, Tomek, Spri et Claymore. C’est probablement Tomek que j’aime le plus. Death Ray est intéressant à mes yeux car il a un certain pouvoir d’influence et qu’il demeure mystérieux, même pour moi. Qui est-il ? Chris Red l’a mis un peu en lumière dans l’annexe dans la version française de Claymore. Je compte le présenter davantage dans le dernier opus.

    Est-il possible que des proches t’aient servi de source d’inspiration lors de la création de tes personnages ?

    Oui. Ma femme a inventé le nom de Tomek en modifiant le second prénom de mon frère. Elle a également été périodiquement une bêta-lectrice. Mon frère aime prendre des risques, ce qui me faisait penser à Tomek avant qu’on choisisse son prénom. Mes proches sont certainement mes meilleurs clients.

    Quand j’ai lu ton premier livre, j’ai trouvé qu’on se situait à mi-chemin entre Star Wars et Blade Runner. De toute évidence, c’était typiquement « américain » ; je veux dire, de mon point de vue, cela correspondait totalement avec le genre de création artistique que la culture américaine diffuse au reste du monde. Quelle était ton intention première lorsque tu as écrit les premières lignes de Négatif Zéro ?

    Je n’ai jamais eu l’intention de correspondre à aucune culture que ce soit. Toutefois, j’ai été imprégné de la culture américaine durant tout ma vie, donc j’ai pu la retranscrire dans le livre sans m’en rendre compte.

    Mon objectif premier, si je me souviens bien, était d’essayer de donner vie au monde, peut-être devrais-je dire l’univers, que j’avais imaginé avec toutes ses merveilles alien et toutes ses curiosités. Je voulais partager mon imagination avec mes semblables. À vrai dire, l’actuel premier chapitre de Négatif Zéro est le dernier que j’ai écrit pour ce livre. Mon éditeur a suggéré que je rédige un nouveau premier chapitre pour montrer Tomek en train de mener une enquête comme il en a l’habitude avant que je ne l’embarque dans les affaires qui vont changer son existence. Alors, j’ai utilisé un extrait d’une histoire courte que j’avais imaginée il y a des années auparavant et j’en ai fait le chapitre un.

    De toute évidence, l’histoire se déroule dans un cadre space-opéra. Pourtant, dans chaque livre, on peut deviner différents messages personnels manifestant de l’amour, de la tolérance, un appel à l’aide pour les sans abris et bien d’autres. Te fixes-tu des limites ?

    Je suis certain que j’ai des limites. Je suis flatté que tu aies remarqué quelques-uns des messages. De nos jours, j’ai escompté insérer des messages signifiants dans mon récit, sans pour autant faire la morale ou en les intégrant de manière trop artificielle.

    Lorsque tu auras terminé l’écriture de l’Univers de Tomek, prévois-tu déjà d’écrire d’autres histoires ?

    Il semblerait que mon rythme d’écriture a diminué récemment. J’ai l’intention de reprendre la cadence que j’avais maintenue précédemment, mais il me faut encore compter deux ans pour achever les deux derniers livres. Une fois à la retraite, j’aurais le temps d’écrire d’autres livres.

    Si oui, envisages-tu d’écrire d’autres romans de science-fiction ? As-tu trouvé ton genre de prédilection ?

    J’aime la science-fiction et j’aime écrire des histoires dans ce cadre-là. Il s’agit du chemin le plus évident pour moi. Toutefois, je considère l’éventualité de quitter ma zone de confort et de m’essayer à un autre genre pour changer. Une histoire fantasy avec de la magie et des dragons, ça me plairait bien. J’ai toujours voulu mêler la fantasy avec la science-fiction. Peut-être que des astronautes pourraient atterrir sur la planète Tolkien. Mais je suis tenté de me lancer dans un thème plutôt intimidant pour moi, comme une romance ou une enquête contemporaine. Qu’est-ce qui pourrait arriver de pire ? Si c’est vraiment mauvais, je ne le publierais pas et personne ne sera au courant de mon échec. En tout cas, j’imagine que je vais principalement œuvrer dans le domaine de la science-fiction à l’avenir.

    Maintenant, nous allons parler de Jimm et non de Tomek. Considères-tu ton activité d’écrivain comme ta nouvelle carrière ?

    Non, pour que cela devienne mon métier, il aurait fallu que je réalise des bénéfices. Pour le moment, il s’agit seulement d’une activité qui me permet de m’épanouir, comme si je pratiquais du canoë-kayak ou comme si je regardais un film.

    Il est possible que je me trompe mais tu as publié tes livres toi-même, n’est-ce pas ? Le choix était-il évident pour toi ou as-tu essayé de soumettre ton premier manuscrit à des maisons d’édition ?

    Je n’ai jamais essayé de contacter d’éditeur parce que je supposais qu’il fallait que je me fasse un nom en tant qu’écrivain avant qu’un éditeur ne s’intéresse à moi. Parfois, je me demande si je n’aurais pas dû essayer d’envoyer mon manuscrit à quelques éditeurs. Après tout, voir ses textes rejetés à quelques reprises ne fait-il pas partie de l’expérience de l’écriture ? Néanmoins, j’étais également inquiet à propos des droits d’auteur de mes livres. S’éditer soi-même avait l’air amusant, m’offrant une quantité de choix à ma disposition pour mettre en forme mes publications. Est-ce qu’un éditeur m’aurait laissé illustrer un livre à ma guise ?

    As-tu eu l’intention d’engranger des profits ? Ou alors, peu importe, tu voulais écrire ton histoire, la partager et voir ce qui se passe ?

    Cela aurait été génial d’obtenir plus de reconnaissance et de gagner plus d’argent. Mais, me considérant comme un amateur, je me suis contenté de ce qui découlerait de mon activité. Je pense que ma principale raison de publier mes textes visait à partager mes histoires avec des inconnus. J’ai au moins donné autant de livres que je n’en ai vendus.

    Quel genre d’auteur es-tu ? Consacres-tu tout ton temps devant l’ordinateur ou vas-tu à la rencontre des lecteurs lors de salons du livre ou dans des librairies ?

    Je passe essentiellement mon temps sur mon ordinateur. Je suis conscient que ce n’est pas la meilleure solution. J’ai envisagé de participer à une journée de dédicaces dans une librairie qui organise ce genre d’événements, mais j’étais effrayé par cette perspective. Peut-être que je devrais assister à ce genre d’événement pour voir comment un auteur s’y prend avant d’organiser le mien. Qu’est-ce qui pourrait m’arriver de pire ? Que la foule me submerge pour obtenir ma signature ? Ou que personne ne se manifeste ? Dans les deux cas, j’y survivrai.

    Quand tu étais jeune, étais-tu un lecteur vorace ? SI oui, quel auteur t’aurait inspiré et t’aurait aidé à devenir l’auteur que tu es maintenant ? Se pourrait-il que tu aies lu Philip K. Dick ?

    Je n’ai pas lu un seul livre de Philip K. Dick. J’ai vu quelques-uns des films qui ont été adaptés à partir de ses livres. Quand j’étais jeune, j’aimais lire Louis L’Amour, J. R. R. Tolkien, Robert A. Heinlein et Isaac Asimov. Je pense que Robert et Isaac ont donné vie à mon amour pour la science-fiction.

    Si tu étais un personnage de livre, qui aimerais-tu être ?

    Est-ce que Han Solo est un choix valable ? Star Wars a été rédigé sous forme de livre. Sinon, m’incarner dans la peau de Tomek serait très amusant pour moi.

    Han Solo est un choix valable. Il est présent dans de nombreux livres de l’univers Star Wars. Actuellement, je lis L’Académie Jedi, où il apparaît en compagnie de sa femme Leîa Organa Solo et de leurs enfants. J’ai adoré la trilogie qui a été écrite à son sujet et qui retrace toute son histoire jusqu’à son arrivée à la Cantina où il fait la rencontre de Luke Skywalker et d’Obi-Wan Kenobi. On apprend tout à son sujet, ses rencontres avec Chewbacca et Lando Calrissian, comment il obtient le Falcon Millenium, pourquoi Jabba the Hutt en a après lui, etc… Cette trilogie surclasse de très loin les films qui ont été mis en scène selon mon point de vue et aurait été un succès phénoménal si elle avait été adaptée de manière fidèle avec les mêmes moyens que les autres trilogies. Je ferme la parenthèse mais je recommande à tous les amateurs de Star Wars de s’intéresser à cette trilogie ainsi qu’aux romans qui jalonnent cet univers et qui a été quelque peu bafoué par les derniers films.

    As-tu un bêta-lecteur dans ton entourage ? Ta famille te soutient-elle ?

    Ma femme remplit cette fonction. Je ne mets pas mes livres à la disposition de mes proches tant qu’ils ne sont pas publiables. Cela dit, Makayla, l’une de mes nièces m’a convaincu de nommer un personnage en son honneur. Dans le livre Baktu, tous les êtres de ce monde possèdent un nom avec quelques syllabes, j’ai prénommé un personnage secondaire Makayla.

    En outre, les proches me soutiennent énormément. Ils apprécient ma page Facebook et ils achètent mes livres.

    Pour conclure cette interview, je vais t’offrir l’opportunité de dire ce que tu veux aux lecteurs français. Tu as carte blanche.

    Merci pour votre attention. Si vous êtes parvenus jusqu’ici, jusqu’à l’ultime question, cela signifie que j’ai dit des choses intéressantes. Je suis donc ravi. J’espère également partager mes histoires avec toi. Et je remercie également Chris Red, pour avoir réalisé cette interview ainsi que pour son travail de traduction.

    Le site de Jimm grogan (en anglais)

    La page Facebook de Jimm

    La page Amazon de Jimm (en Français)

    La page de Jimm sur mon site (en Français)

     


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