• Titre : Les Fragrances Magiques

    Auteur : Frédéric Marcou

    Genre : Poésie

    Nombre de Pages : 88

    Numérique : 1,49€

    Ma Note : 16/20

     

    Tout d'abord, je remercie Frédéric Marcou de m'avoir offert une nouvelle fois la possibilité de le lire en me confiant la chronique des Fragrances Magiques par l'intermédiaire de Simplement Pro. En ce qui concerne cet ouvrage, il n'y a pas forcément de syno mais plutôt une présentation sommaire :

    Quelques sonnets libres de toute entrave
    aux formes non-conventionnelles,
    pour le plaisir de la poésie.

    Pour être sincère, il s'agit de la poésie. Et mes connaissances en qualité de poésie remontent au collège ou au lycée. Je ne suis pas vraiment un grand lecteur de poèmes. Bien que j'avoue en avoir écrit un pour ma femme. C'est d'ailleurs peut-être une bonne chose pour Frédéric que mes souvenirs du genre soient un peu lointains. Ainsi, je ne me rappelle pas exactement des règles qui régissent la poésie. En outre, je suis pas forcément non plus un lecteur qui va s'attacher farouchement aux codes. Même si, j'aime bien quand même un peu... En l'occurrence, j'ai quand même eu le sentiment sans vérifier précisément qu'il y avait une articulation réelle et voulue des rimes en fin de vers. j'émettrai seulement un doute sur le nombre des syllabes qui doit correspondre. Mais je ne suis pas non plus sûr. Alors je fermerai les yeux sur ce détail.

    De surcroît, la forme n'est peut-être pas ce qu'il y a toujours d'important surtout que, contrairement à ce que l'auteur dit dans un de ces sonnets, les fautes d'orthographe ne sont pas foison, si tant est qu'il y en ait, ça ne m'a pas vraiment frappé. En revanche, ce qui est bel et bien présent, c'est le souci inconscient de l'auteur à vouloir délivrer un message. Je n'ai pas trop l'habitude de lire des poèmes, encore moins de les chroniquer. Ce que je peux dire, c'est que le poète nous ouvre son cœur. Oh, pas complètement, on sent qu'il garde quelques souffrances pour lui. Il a raison, il vaut mieux distiller sa prose par petites gouttes que nous inonder d'un seul trait de ses états d'âme.

    Néanmoins, ce qu'il porte n'est pas anodin ni inintéressant. On sent de l'intelligence et de la sensibilité derrière ces rimes. On sent qu'il veut nous évoquer sa vie d'écrivain, son désir de pouvoir vivre de sa vocation comme beaucoup de nos semblables. Une particularité qui est difficile à obtenir pour les écrivains, encore plus pour ceux qui exercent au XXème siècle dans l'art de la poésie. Derrière ses motivations personnelles se cache notamment une critique de notre société. Une vision que je partage avec lui, même avant d'avoir accepté moi aussi d'embrasser ma passion pour l'écriture. On vit dans un monde où on invente des métiers qui permettent à des gens d'être rémunérés mais qui ne sont pas forcément nécessaires sur un plan spirituel alors que certaines personnes qui éprouvent un certain talent créatif éprouvent une difficulté pour trouver leur place dans ce monde-là. L'art n'est plus vraiment un domaine qui permet de vivre décemment pour tous ceux qui le pratiquent. Pour un certain nombre d'élus, oui, mais ils ne représentent qu'une minorité à l'échelle de tous les disciples de la plume. D'ailleurs, il semble confronté à un dilemme. Celui de ne pas être quelqu'un qui court après l'argent et qui semble être quelqu'un de simple mais qui a tout de même besoin d'un minimum de reconnaissance, et pas seulement matérielle.

    Voilà donc un des thèmes principaux que l'auteur aborde et que je me suis permis d'interpréter. Il n'est pas le seul. L'amour est également évoqué. Plus subtilement. Et l'on peut deviner que Frédéric Marcou accorde bien plus d'importance à ce mythe qu'à sa notoriété d'écrivain. On sent également la fracture de l'auteur avec ce monde qui semble si différent de ce qu'il est au fond de son cœur. Entre nous, je ne saurai pas à qui conseiller cette lecture, cela dit, je pense que certains de ses propos pourraient facilement toucher bon nombre d'entre nous.

    En tout cas, beaucoup de lecteurs lisent des livres de fiction. Combien de personnes ont avalé du Tolkien ou du J. K. Rowling ? Beaucoup, la magie de leurs univers est inégalable. Cela dit, ce ne sont pas tous les auteurs qui vous permettent d'avoir une idée de l'identité de l'homme qui se cache derrière ses lignes, qu'elles soient arrangées en versets ou en phrases plus romanesques.

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  • Titre : Origine - Tome 3

    Auteur : Deïmian

    Nombre de Pages : 494

    Genre : Science-Fiction

    Numérique : 9,84€  Broché : 18,20€

    Ma Note : 18/20

    Toute trilogie mérite une fin. celle de Deïmian n'a pas échappé à la règle. Chacun de ses tomes s'est densifié et on achève le cycle d'Origine avec le plus consistant d'entre tous. Syno.

    Sauvés in-extremis des griffes de l’OPH, Stéphania et Martin émergent à bord d’un astronef aux côtés d’étranges êtres. La nouvelle vie qui s’ouvre à eux ébranle leurs perceptions du monde et les contraint à tout ré-apprendre. La dernière étape de leur voyage les mènera aux confins de l’univers, là où nul homme n’est jamais allé. Ils devront de nouveau, faire face à une multitude de dangers : tapie dans l’ombre, une nouvelle menace les guette, attendant son heure pour mettre son plan à exécution. Y survivront-ils ? Parviendront-ils à revenir sains et saufs sur Terre ? Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Existe-t-il une vie après la mort ? Et si la mort ainsi que la vie ne faisaient qu’un ? Et si ce n’étaient pas les dernières ? Préparez-vous à un voyage hors du temps, là où sommeillent secrètement nos rêves, dans une dimension où les frontières n’existent plus, là où tout devient possible. Découvrez enfin toute la vérité sur Origine.

    Après deux épisodes bien rythmés, plus courts et plus intenses que cet opus, Deï Mian nous fait (enfin !) quitter la Terre. Je me demande si on ne pourrait pas presque lire ce tome de façon indépendante mais ce serait dommage si on aime le style de Deï Mian et l'action. Pour ma part, c'est l'épisode que j'ai trouvé le plus spectaculaire, on découvre concrètement les Cinq Races et il nous emmène dans un autre monde.

    J'aurais bien deux ou trois petit bémols à émettre, comme le fait que j'ai trouvé certaines descriptions et explications un peu lourdes à digérer quand on a un esprit pas très scientifique comme le mien, mais nécessaires et qui sont signifiantes. D'ailleurs, il arrive à faire tenir l'ensemble de façon suffisamment brillante pour le souligner. Je pense que des esprits plus ouverts que le mien à des nanotechnologies trouveront leur bonheur comme ils auront rarement pu le trouver dans une autre oeuvre. Et puis, ensuite, j'ai trouvé le comportement et le mode de pensée des extranéens un peu trop "humanisé" mais c'est peut-être parce que j'ai le tort de vouloir confondre fiction et réalité.

    Voilà pour les petits bémols mais sinon, c'est vraiment du pur bonheur. Le contenu se veut profond et spirituel, Deï Mian nous pousse vraiment à libérer notre esprit, à voir au-delà et à nous ouvrir à une nouvelle perception. Il remet clairement en cause le monde des hommes et s'y prend de façon très habile. On a un procès de l'Humanité qui est très bien mis en scène. Je ne vais pas en dire plus mais il véhicule un message très signifiant et c'est pour moi le plus important, et ce qui fait que sa trilogie est à remettre entre toutes les mains. On tient là un bijou, le fruit d'un travail intime et d'une réflexion personnelle. Mais aussi la possibilité d'émettre une critique du comportement humain de manière subtile et en rêvant d'une confrontation avec d'autres espèces.

    Voyage spatial ou temporel, télépathie... Deïmian nous fait prendre notre pied. Et c'est bien là tout ce qui compte, non ? En outre, il est plus facile de débuter une série et de faire naître le suspense que de conclure avec un dénouement qui saura satisfaire la soif de curiosité que l'on a engendré chez le lecteur. En ce qui concerne Origine - Tome 3, la chute est à la hauteur des attentes suscitées par l'auteur.

    Le site de Deïmian

    La version papier

     

     


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  • Titre : Dernier voyage à Amsterdam

    Auteur : Philippe Jean Biord

    Nombre de Pages : 434

    Genre : Action

    Numérique : 2,99€  Broché : 16,35€

    Ma Note : 14/20

    J'aurais pu dire Drogues, sexe et flingues mais la présence importante des gares et de ses moyens de locomotion fait que j'ai opté pour les trains. Il faut dire que lorsque l'on se lance dans la lecture de ce roman, on ne sait pas trop quelles escales on va visiter. On se doute que le terminus va nous amener à Amsterdam, et on s'imagine que la prostitution et les drogues seront des sujets inévitables mais pour le reste, on reste dans le vague. Allez, syno.

    Au milieu des années 80 les destins de deux jeunes, vivant en marge des règles et des lois de la société, vont se croiser. 
    Daniel vit de petits boulots et arrondit ses fins de mois en faisant des voyages à Amsterdam. Son ami et complice Rachid, alias Bill, dont on verra aussi l’histoire, est un petit caïd du 93. 
    Les « frères » gitans de Daniel lui proposent de faire un convoyage de voitures de luxe, volées qui doivent être livrées à Amsterdam. 
    Dans le train qui l’emmène à Bruxelles où il a rendez-vous avec le commanditaire russe, il se passe des choses qui n’étaient pas vraiment prévues au programme. 
    Une blonde à la beauté sulfureuse lui fait perdre la tête avec ses longues jambes gainées de soie. 
    Et pour finir, l’estourbit d’un coup de sac à main plombé ; quand il arrive enfin à Bruxelles, sa chère Nina a disparu ! Le « bisness » démarre sous de mauvais augures…

    Bon, il faut dire que je n'ai pas vraiment lu le synopsis au moment de me lancer dans le bouquin. La simple promesse de visiter Amsterdam, une ville que je connais uniquement de réputation, suffisait à me faire composter mon ticket de train. J'ai donc suivi les yeux fermés Daniel, le personnage principal, lors de son pèlerinage en terre batave. D'un côté, je n'ai pas l'habitude de lire ce genre de livres, mais en tant que spectateur de cinéma, j'ai toujours apprécié les films avec des gangsters, des fusillades et des négociations fructueuses dont on se doute qu'elles n'aboutiront pas comme les partis concernés le souhaitent. Ainsi, j'ai découvert les aventures de Daniel avec une légère fascination.

    Avec une légère fascination mais aussi avec une certaine suspicion. J'ai bien aimé dans l'ensemble le scénario et la trajectoire de Daniel mais je dois avouer que j'ai parfois été surpris par les choix scénaristiques de l'auteur. J'ai été étonné de voir comment un gitan devenait un type insensible à la peur et capable de se frotter à des membres de la pègre russe, que l'on n'imagine guère faciles à amadouer. Je dois avouer que ce n'est pas le réalisme de l'histoire qui m'a tenu en haleine mais plutôt le charisme grandissant du héros choisi par Philippe Jean Biord.

    Malgré certaines divergences d'opinion, j'avais vraiment envie de connaître la suite des événements et de voir comment Daniel allait se sortir du traquenard dans lequel il se jette la tête la première. Non pas par désir de le voir s'enrichir avec des activités illégales, mais plutôt pour voir sa nature de "justicier" s'éveiller. Car derrière des activités frauduleuses, il y a aussi le souci de sauver une jeune fille et d'endiguer un trafic non pas de substances illicites mais d'êtres humains, et en particulier de femmes.

    Derrière cette histoire de bad boys et de gros durs se fond une réflexion sur des thèmes de société. La prostitution et la consommation de drogues sont les deux principaux sujets abordés. Mais pas uniquement. La religion est notamment évoquée, en particulier par l'intermédiaire de Rachid, dit Bill, un des deux personnages principaux de ce récit. Personnellement, je n'ai pas adhéré pleinement à la manière de l'auteur de critiquer l'influence négative de la religion. Je dirais que je serai d'accord sur le fond, mais pas sur la forme. Je ne crois pas que créer un personnage musulman qui boit du whisky à tour de bras, qui mange du porc et qui trompe sa femme à la moindre provocation soit une bonne idée. Maintenant, il s'agit de point de vue subjectif et de libre-arbitre, sachez que vous pourrez confronter votre opinion au sien en lisant son roman. Sa façon d'aborder les choses est relativement originale et inhabituelle.

    Après, il faut le reconnaître, l'auteur a un style franc et direct qui peut plaire, et qui m'a plu... mais par moments. À d'autres, ce n'est pas tant qu'il m'a dérangé car je suis relativement ouvert d'esprit et je ne fais pas la vierge effarouchée facilement mais il s'est permis certaines scènes réservées pour adultes qui m'ont paru un peu cliché et vraiment misogynes. Disons que je ne vois pas la femme de la même manière que Bill et Daniel, alors je n'ai pas observé leurs ébats avec le même regard qu'eux et je n'ai pas été convaincu par la pertinence et la nécessité de certains passages. Néanmoins, ça fait partie de la patte de l'auteur. On le sent tout le long du roman, même lors de chapitres moins truculents.

    En ce qui concerne la plume de l'auteur, je l'ai trouvée plutôt agréable dans l'ensemble mais perfectible. Quelques maladresses jonchent le récit, notamment au niveau de la syntaxe et de la construction de certaines phrases ou de la prise de position du narrateur. Rien de rebutant pour moi, car j'ai commis des erreurs plus ou moins semblables quand j'ai décidé d'écrire, mais qui pourrait être plus incommodant pour d'autres. Cela ne m'empêcherait pas de relire un de ses livres car je suis certain qu'au vu de la qualité d'écriture de l'écrivain, il ne pourra que se bonifier avec le temps. Comme un bon vin.

    Il n'en reste pas moins que l'aventure est bien construite et que l'ensemble demeure cohérent. J'aurais un seul reproche à formuler à l'auteur : Mais que devient ce fameux rouquin ? Soit j'ai été négligent lors de la lecture, soit j'ai eu l'impression que l'on a abandonné ce personnage qui avait été approfondi alors qu'il pouvait être encore être utile. Est-il mort ? Pour conclure, si l'on aime Amsterdam, les histoires qui évoquent les trafics divers et variés, les gangsters et éventuellement les gitans, alors ce livre devrait vous plaire. En tout cas, je ne le conseillerai pas à des féministes déterminées. Ce serait le bémol que je reprocherais à ce livre, j'ai trouvé qu'il sentait trop la testostérone.

    À vous de voir.

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  • Titre : Noosphère

    Auteur : Audrey Pleynet

    Nombre de Pages : 372

    Numérique : 2,99€ Broché : 14,99€

    Ma Note : 18/20

     

    Je viens de terminer ma lecture de ce roman que je vous livre à chaud ma chronique. Mon ressenti est globalement positif alors je n'ai pas envie de perdre de temps avant d'évoquer cet ovni. Comme si cela me permettait de prolonger le plaisir de sa lecture. Comme si Audrey Pleynet allait élaborer une nouvelle raison de nous plonger dans la noosphère et de prolonger l'aventure en compagnie d'Inès. Allez, syno.

    Et s’il suffisait de formuler une question dans son esprit pour en connaître immédiatement la réponse ? Acquise par l’humanité du jour au lendemain, cette nouvelle faculté, qu’on appelle rapidement Noosphère, bouleverse les sociétés : essor technologique époustouflant, avancées médicales révolutionnaires, effondrement de certains gouvernements corrompus, fin des élites intellectuelles, bouleversement des valeurs… Au sein du laboratoire du gouvernement français, Inès Amnel tente de percer le mystère de la Noosphère. Malheureusement s’attaquer à ce phénomène si absolu a des conséquences désastreuses pour le futur de l’humanité. Mais des années plus tard, une anomalie apparaît qui peut tout remettre en cause. Inès se jure alors de protéger la Noosphère, coûte que coûte.

    Une ode à la connaissance. Oui, en premier lieu, derrière les lignes de ce roman, on sent la volonté de l'auteure de rendre hommage à la connaissance, au savoir et à la culture. Des références au patrimoine de l'histoire de l'humanité agrémentent le décor et l'ambiance de cette société, une société qui ressemble tellement à celle de notre monde et qui facilite donc notre immersion dans un monde où la Noosphère permet aux humains de se connecter et de partager leurs connaissances.

    Tout commence avec Hélène, une maman qui raccompagne son fils de l'école à la maison, et qui est victime d'un accident de voiture. Pour sauver la vie de son fils en attendant l'arrivée des secours, la mère de famille va avoir soudain accès à un savoir presque illimité. Elle va incarner le début d'une nouvelle humanité en quelque sorte. Je n'en dirai pas plus sur le reste de l'intrigue car elle est plus complexe qu'elle n'en a l'air et que je gâcherai le suspense en entrant dans le détail.

    Le récit d'Audrey Pleynet est vraiment brillant. Elle nous plonge dans un univers presque SF mais pas complètement, elle parvient à le rendre crédible au vu de la proximité avec notre monde. Les personnages qu'elle met en oeuvre nous semblent proches, cela pourrait être vous, moi, lui. C'est l'impression que ça m'a donnée. Certes, Hervé, Francis, Carole, Jean-Pierre ou Inès, ça ne fait pas rêver sur le papier, mais en fait ça donne une vraie impression de réalisme et d'identification aux personnages. J'ignore si c'est voulu mais c'est très bien mis en scène.

    Derrière cette oeuvre, on sent une volonté de l'auteure d'émettre des critiques et une réflexion sur le comportement humain. Notamment sur son désir de tout contrôler, y compris l'évolution que pourrait lui proposer la nature. Dans ces cas-là, un certain nombre d'entre nous n'hésitera pas à s'affranchir des règles de la morale pour réaliser ce qu'il pense être juste pour le plus grande nombre alors qu'il agit en réalité pour lui-même et au détriment des autres individus. Cela dit, elle montre également que certains humains n'agissent pas tous par égocentrisme. En effet, Inès, comme Carole ou d'autres, est animée de bonnes intentions en premier lieu avant de revoir son point de vue et de se battre, sans s'en rendre compte, pour sa rédemption. Grâce à une anomalie qui va lui permettre de se battre pour sauver l'humanité.

    La manipulation de l'information, le manque de respect de la vie privée, la recherche, l'expérimentation sur des êtres vivants et la falsification de la vérité sont tant de thèmes qui sont abordés sciemment ou non par l'auteure, et j'en oublie. En lisant Noosphère, on s'évade mais on réfléchit aussi. Et on vibre également devant la naissance d'une relation amoureuse qui semble prendre une forme tragique au fur et à mesure que l'on fait défiler les pages. Pour corroborer le tout, la plume de l'écrivain est agréable. Les métaphores sont nombreuses et pertinentes. Elle décrit aussi bien qu'elle met en scène les dialogues de ses personnages. Le suspense demeure total jusqu'à la fin.

    Un très très très bon roman ! À mettre entre toutes les mains ! En prime, je trouve la couverture superbe.

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  • Titre : Origine - Tome 2

    Auteur : Deïmian

    Nombre de Pages : 373

    Broché : 14,46€

    Ma Note : 17/20

    J'étais un peu resté sur ma faim à la fin du tome 1 car Deïmian nous laissait en plan en plein suspens. Ainsi, j'avais envie de connaître la suite des événements espérant en savoir plus sur l'intrigue qui se tissait autour de Martin et Stéphania. Et bien, je n'ai pas été déçu dans ce second volet, plus abouti à mes yeux et complémentaire du premier. Comme promis dans le  syno, il nous fait naviguer du Népal au Pérou par des sites mythiques qui font rêver, en faisant notamment un petit détour par l'Australie.

    Le Népal : un mystérieux temple perdu dans les sommets de l’Himalaya où vit une étrange Éveillée aux pouvoirs déroutants.
    L’Australie : une organisation conservatrice aux motivations obscures.
    Le Pérou : une légendaire porte qui se dresse sur les rives du lac Titicaca, et dont l’activation mènerait au monde des Dieux.
    Deux agents de l’OPH prêt à tout pour éliminer Martin et Stéphania.
    Une fois de plus, nos héros devront compter l’un sur l’autre et ne faire confiance à personne. Leur unique salut résidera en eux et dans leur foi.
    Leur quête ne fait que commencer, mais le temps leur est à présent compté.

    Pour ma part, je n'aurais pas été contre pour un peu plus de fantastique et un peu moins de gros bras avec des flingues, mais je dois avouer que la trame est vraiment bien mise en scène et que les méchants sont vraiment bien représentés. 

    Honnêtement, je trouve qu'il a su trouver ce juste milieu au niveau de la crédibilité des scènes d'actions et de son penchant vers des questionnements spirituels qui guident ces personnages principaux qui font parfois défaut, à mon goût, à Steve Berry et à Dan Brown, que j'apprécie lire néanmoins. Mais ils en font souvent trop et délaissent parfois le spirituel au détriment de l'action parfois surréaliste.

    Deïmian utilise remarquablement ses personnages pour les faire évoluer en même temps qu'il donne de la matière à réfléchir à son lecteur. Son écriture est vraiment fluide et il arrive à chaque fois à donner vie aux décors qui entourent ses personnages, que ce soit un cadre matériel ou un cadre naturel et "archéologique". Il aborde des sujets qui suscitent souvent de la réticence dans l'esprit de nombreux occidentaux, mais je pense que son sujet est vraiment bien emmené et qu'il gagnerait à être remis à un maximum de lecteurs potentiels. Sans compter que la couverture est une fois de plus réussie.

    Vivement le tome 3 pour découvrir la suite et la fin de cette belle aventure. Juste un petit mot, pour les gens qui n'aiment pas trop se lancer dans l'inconnu et qui préfèrent suivre une maison d'édition reconnue ou un auteur qui a une notoriété dans le milieu, ne vous prenez pas la tête, vous pouvez faire confiance les yeux fermés à Deïmian, vous ne le regretterez pas ! le risque est tellement faible par rapport à la qualité de son écriture et de sa créativité !

    Le Livre chez Lulu

    Le Site de Deïmian


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