• Titre : Les enfants de Vénus

    Auteur : M. S. Mage

    Genre : Science-Fiction, Romance

    Nombre de Pages : 332

    Numérique : 2,99€  Broché : 15€

    Ma Note : 19/20

    Que dire de ce livre pour le présenter ? Eh bien, je l'ai avalé pour ne pas dire englouti en deux jours. Une fois que j'ai débuté la lecture, je n'ai l'interrompue que deux ou trois fois, je n'ai pas pu m'empêcher de poursuivre le récit tant qu'il m'en était possible jusqu'à veiller tard la nuit pour finalement l'achever au petit matin. Un vrai coup de cœur. J'en ai encore le buste qui tremble. Syno.

    Quelques centaines d'années après la Révolution de Vénus qui a permis l'avènement d'une ère matriarcale, Physalis, princesse de Sàlissa et descendante de Vénus, est en âge d’enfanter une héritière pour le trône. Au mépris du protocole, elle refuse la méthode d’insémination et fait appel à un procréateur. Mais dans un futur où les hommes sont considérés par la plupart comme des êtres inférieurs, ce choix ne s’avère pourtant pas si simple…
    Les deux jeunes gens que tout oppose commencent à devenir proches et cette intimité inédite remet en cause l’ordre établi. Face à la pression du conseil du royaume et aux interdits qui planent sur cette relation, Physalis va devoir faire un choix entre ses responsabilités d’héritière et ses convictions…

    Les Enfants de Vénus est un roman d’anticipation, mêlant romance, aventure et science-fiction. L’auteur vous invite à plonger dans son univers futuriste insolite, ode à l’espoir, à l’égalité et à la nature.
    Laissez-vous emporter par la délicatesse des sentiments et les rebondissements palpitants de cette histoire d’amour impossible !

    Je ne sais même pas par où commencer tellement ce roman m'a touché et fait vibrer. J'ai lu de bons livres ces derniers mois mais je dois vous avouer que cela faisait très longtemps que je n'avais pas lu un livre qui m'avait désarçonné à ce point. Je me suis senti prisonnier de la plume de M. S. Mage. J'écris cette chronique alors que je suis encore sous le coup de l'émotion. Si la princesse Physalis et le procréateur Lime ont découvert le sentiment d'un amour pur et sincère au cours de cette histoire, j'ai la sensation d'avoir ressenti pour la première fois le plaisir d'une lecture enivrante. J'avais lu, oui, j'ai lu bien des livres, j'en ai même écrit, mais des comme ça, non. Je me sens dérouté et admiratif de la plume de l'auteure.

    Il est bien difficile de résumer cette oeuvre. Si je ne mets pas 20/20, c'est parce qu'il manque peut-être quelques détails sur la forme pour donner un peu plus de corps à l'univers dans lequel se déroule la réflexion de la princesse Physalis. Franchement, moi, ça ne m'a pas gêné, je me suis posé la question tout de même à un moment donné mais ça ne m'a pas dérangé plus que ça car j'ai aimé ce que l'auteure nous permettait de comprendre de ce monde-là régi par les femmes, des créatures qui ont blâmé les hommes de l'échec de la civilisation humaine précédente. C'est donc dans un monde dominé par le sceau de la femme que nous suivons les pas de Physalis, une princesse amenée à devenir une reine mais surtout une femme désireuse de bousculer l'ordre établi. C'est sans compter sur sa mère, une Reine farouchement attaché à des traditions ancestrales et certainement gouvernée par la peur de voir l'équilibre de leur civilisation s'effondrer.

    L'univers, les noms des personnages, l'atmosphère royale, le charme qui se dégage de la plume est M. S. Mage est certain. Si le fond est génial, la manière de le mettre par écrit est délicieuse. On sent toute la féminité qui se cache derrière ces mots mais surtout une grande intelligence car il ne s'agit pas que d'amour mais de morale, de courage, d'équilibre, de dilemme et de richesse culturelle. Avec Les enfants de Vénus, nous réfléchissons, nous vibrons et nous nous évadons. Que demander de plus à une fiction ? Nous avons des messages subtils, du suspense, de l'émotion, de l'humour, un brin d'action. Tous les ingrédients sont réunis pour trembler comme ce n'est pas permis. On est également surpris tout le long de la terme par les choix scénaristiques. Si on se met rapidement à rêver d'un happy end, on réalise vite que les obstacles sont trop redoutables pour que la princesse puisse s'en affranchir avant la fin du roman et bouleverser le monde dans lequel elle vit. Alors, on se prend à rêver d'une suite.

    Je pourrai avoir d'autres choses à dire sur ce roman mais je ne veux pas trop en dévoiler sur son contenu. J'ai adoré. Un coup de cœur. Je lirai la suite et j'ai d'ailleurs suivi la page twitter  de l'auteur pour être informé de la suite car, à priori, il y aura une suite ! Elle est pas belle la vie ? Allez, franchement, lisez ce livre. Il se lit tout seul. Celui qui aime lire ne peut pas ne pas aimer ce livre, c'est juste pas possible. Voilà.

    La page Facebook du livre

    La page Twitter de M. S. Mage

    Last but not the least, j'ai honteusement oublié de préciser que j'ai lu ce roman dans le cadre du Printemps Imaginaire Francophone qui met en avant les livres de science-fiction et de fantasy francophone. Alors, n'hésitez pas, franchissez le cap, lisez du fantastique et en français.

    C'est quoi le Pif ?

    La page Facebook du Pif


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  • Titre : La Terre des Ombres

    Auteur : Brice Milan

    Genre : Fantasy

    Nombre de Pages : 270

    Numérique : Gratuit

    Ma Note : 16/20

    "Un roman d'aventure, avec des personnages attachants dans un environnement hostile qui n'est pas exempt de magie." Voilà comment Brice a essayé de me vendre la chronique de son livre sur Simplement Pro. Un brin sommaire mais plutôt fidèle à la réalité. Syno.

     Le jour de sa majorité, les sombres pressentiments de la princesse Erina se réalisent. Son frère Erik, le roi, est détrôné par un de ses féaux, qui s'est allié aux envahisseurs. Leur plus farouche conquérant, le duc Dambre, lance ses armées contre les terres du Nord.

    Après s'être miraculeusement échappée du château familial, Erina, contrainte à l'exil, entame un long périple accompagnée d'un gabarier et d'un chef de bande. Mais un assassin impitoyable, Morsange, soudoyé par ses ennemis, s'est lancé à sa poursuite.

    En chemin, la jeune femme découvrira la destinée tragique de ses parents, et peu à peu révélera sa véritable nature. Pendant ce temps, le tyran qui règne sur le territoire des Ombres attend son heure...

    Alors pour commencer, il faut savoir que si j'aime bien les livres de fantasy, j'en lis peu ou à intervalles bien espacés car je trouve que les auteurs ont tendance à nous présenter des univers qui se ressemblent quelque peu : Magie, Princesses, Belles épées, Monstres terrifiants, Décors médiévaux et je vais m'arrêter là car la liste serait excessivement longue et fastidieuse. Dans ce contexte-là, il faut parvenir à se démarquer. Qu'en est-il donc du roman d'aventure avec des personnages attachants de Brice Milan ?

    À première vue, sa trame scénaristique ne m'a guère semblé différente de ce que j'ai pu lire dans le genre. Je suis désolé Brice, j'aurais aimé dire le contraire, mais non et puis il faut le reconnaître, c'est une tâche bien ardue donc je ne t'en tiendrai pas rigueur. Oui, en effet, d'emblée, Brice nous expédie dans un monde où un combat entre la lumière et les ombres semble sur le point de débuter. Un roi déchu et trahi par les siens au profit d'un seigneur machiavélique. Fort heureusement, la princesse Erina est parvenue à s'échapper.

    Toutefois, je suis ingrat. Si, si. Le roman de Brice Milan se dénote rapidement de ses concurrents. La plume de l'auteur est agréable et légèrement portée vers le lyrisme. On se dit rapidement que le garçon qui se cache derrière ces lignes a certainement lu une trilogie d'un dénommé Tolkien. Le contraire est possible mais m'étonnerait fortement. Il ne manquerait qu'une introduction subtile du narrateur de manière épisodique pour confirmer que l'auteur est un admirateur du génial créateur du Seigneur des Anneaux. La richesse du vocabulaire est notable, même si l'utilisation de certains termes devient redondante à la longue (Sardonique pour ne pas le citer). Les personnages sont souvent affublés de la noblesse du narrateur qui leur donne vie. Le jargon est fleuri et les descriptions sont travaillées et contribuent grandement à dessiner une Terre des Ombres plus vraie et plus sombre que la couverture du livre ne le laisse penser. Les métaphores ne manquent pas et contribuent à conférer cette atmosphère fantastique et fantaisiste.

    J'ai été un tantinet sévère avec la ligne rouge du livre. Même si je n'ai pas été frappé par l'originalité du récit, j'ai apprécié le fait de suivre les différents personnages à chaque chapitre. Chacun d'entre eux possède sa personnalité et vit une aventure qui lui est propre et l'on ne sait pas toujours comment leurs chemins vont se croiser. En outre, à défaut de faire preuve d'originalité (l'inévitable combat entre le bien et le mal), l'auteur manifeste beaucoup de variété dans l'illustration de son monde : l'eau, la neige, les volcans, des séismes... Brice Milan nous fait voyager dans un monde en pleine métamorphose.

    Je ne vais pas trop en dévoiler sur l'histoire car je n'aime pas spoiler. Néanmoins, la magie est dévoilée progressivement et avec tact par l'auteur et les interactions entre les personnages constituent le ciment de ce livre, chose intéressante. La fin du livre nous laisse en plein suspens et si on lit son roman, on peut très vite comprendre qu'il ne s'agit que d'une mise en bouche. Une mise en bouche agréable et qui se lit facilement. Les chapitres s'enchaînent avec fluidité et plus on approche du dénouement, moins on a envie de s'interrompre.

    Malgré les quelques imperfections scénaristiques et peut-être aussi stylistiques à mon goût (manque de dialogues et description parfois un peu expéditive de certaines séquences), La Terre des Ombres me paraît être un très bon premier tome de Fantasy. De surcroît, il est disponible Gratuitement ! À ce compte-là, il ne faut pas hésiter ! Si j'en crois Brice Milan, il écrit sans cesse depuis près de six ans et pour peu que vous tombiez sous son charme, il aurait d'autres aventures à vous faire lire !

    Pour conclure, souhaitons tous nos meilleurs vœux de réussite à Brice Milan puisque son roman est inscrit au prix de l'imaginaire 2018 ! 

    La Terre des Ombres disponible sur Wattpad

    Le site de Brice Milan


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  • Titre : Baktu

    Auteur : Jimm Grogan

    Genre : SF

    Nombre de Pages : 294

    Numérique : 5,99€

    Ma Note : 18/20

    Aujourd'hui, je vous présente un roman que j'ai traduit, il s'agit de ma deuxième traduction de l'anglais vers le français et de la suite de Négatif Zéro, le premier livre que j'ai traduit. Syno.

    La suite de Négatif Zéro démarre tambour battant puisque notre intrépide concepteur de vaisseaux spatiaux se retrouve durant quelques minutes sous les feux de deux croiseurs d’élite appartenant à la flotte impériale Azten.  Après avoir défié directement l’Empire Azten des Mondes Fédérés, Tomek se dirige vers la surface d’une planète confinée, Baktu.

    Coincé depuis presque un an sur cette planète où la technologie n’est guère évoluée, Tomek a trouvé un foyer. Il est même tombé sous le charme de Spri, une jeune baktie.

    Mais les Baktis ont préservé un secret à l’égard de cet étranger. Un mystère qui pourrait l’aider à retrouver la créature qui a enlevé son ami Claymore. Cette même confidence explique pourquoi la planète a été mise en quarantaine par le gouvernement Azten depuis près de deux siècles.

    Pendant que Tomek traque des monstres sur cette planète tranquille, une guerre civile a éclaté au sein de l’empire. Sans compter que l’organisation Trident n’a pas oublié leur ennemi juré.

    En outre, l’armada de Golanta fonce vers Azten, détruisant toute forme de résistance sur son passage…

    Baktu étant situé à la frontière de l’empire, comment les Baktis vont-ils gérer cette menace par leurs propres moyens ?

    J'ai pris un certain plaisir à traduire le livre tout autant qu'à découvrir la suite des aventures de Tomek. Lors de la fin du premier tome, notre héros semblait condamné à atterrir sur une planète isolée au sein de l'empire d'Azten. En fait, la situation s'avère pire que ce qu'il craignait. Baktu est mise en quarantaine : personne ne doit entrer ni sortir. Toutefois, grâce à sa capsule de sauvetage, Tomek parvient à atterrir en catastrophe sur cette planète peu familiarisée à abriter des aliens.

    Pourtant, au fil des mois, il va se fondre dans le paysage et se lier d'amitié avec une des autochtones, connue sous le nom de Spri. Il est difficile d'en dire davantage sans spoiler l'histoire. On reconnaît bien là la patte de Jimm Grogan au niveau du style et des intentions scénaristiques. Cependant, cette histoire se démarque nettement du premier volet. Tomek va devoir faire à des adversaires autrement plus dangereux que les membres de l'organisation Trident : l'amour, l'inconnu et la privation de formes de technologies évoluées. Entre autres.

    Le temps de s'adapter à cette civilisation, de comprendre la raison de leur confinement et de les aider à obtenir leur indépendance auprès de l'empire d'Azten, Tomek se verra donc coupé du reste de l'univers et donc de ses fidèles amis et contacts, Scod et Traggie notamment. Il n'en oubliera pas son objectif de retrouver Claymore, un ami tombé entre les griffes de Trident mais il sera obligé de patienter pour pouvoir se repencher sur son cas. En attendant, Baktu met essentiellement à l'honneur les baktis et notamment les kaziters et les kazimons, des entités particulières qui représentent neuf pour cents de la population baktie et que l'on ne rencontre que chez les femmes.

    Ce roman se différencie considérablement de son prédécesseur mais n'en reste pas moins excitant à lire. En outre, l'auteur a cru bon d'enrichir son univers et l'histoire de Baktu en ajoutant des nouvelles écrites par d'autres écrivains que lui afin de creuser le vécu de certains personnages croisés au cours du récit. C'est  d'ailleurs dans cette optique que Jimm Grogan m'a proposé de rédiger une nouvelle sur un personnage de mon choix pour la version française. Ainsi, vous me connaissez, je n'ai pas pu dire non et j'ai donc ajouté une nouvelle à cet ouvrage enrichi d'illustrations de qualité qui donnent une âme à son oeuvre.

    Well done Jimm !

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    Le site de Jimm Grogan


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  • Titre : Uderzo, L'Intégrale - Années 1953 - 1955

    Auteurs : Philippe Cauvin et Alain Duchêne

    Genre : Bande Dessinée

    Broché : 69€

    Ma Note : 18/20

    Aujourd'hui, je vais faire une entorse à la règle qui voulait que je ne chronique que des auteurs auto-édités, ou méconnus on va dire. Je me suis attaqué donc à un bel ouvrage qui m'a été proposé par le site Babelio gratuitement. En premier lieu, je les remercie chaleureusement car le livre est quand même beau et s'intègre dans une belle collection.

    Je ne vais pas vraiment dévoiler de synopsis ou de résumé. Tout ce que je peux vous dire, c'est que quand j'ai fait défiler la liste des ouvrages qu'il fallait choisir dans le cadre de l'opération Masse Critique, sélectionner ce bijou a représenté une évidence. J'ai grandi en lisant, en relisant et en rerelisant à volonté toutes les BD d'Astérix et Obélix. Inévitablement, il était difficile de ne pas profiter de l'occasion de découvrir une partie du travail du dessinateur emblématique des Gaulois les plus célèbres de France. Oui, en effet, je dois l'admettre. Pour moi, Uderzo m'évoquait Astérix et Obélix, rien de plus.

    Ainsi, en me plongeant dans ce volume qui retrace deux années de travail d'Albert Uderzo, j'ai pu admirer quelques-unes de ses planches qui avaient été dessinées avant l'apparition de Panoramix et de sa potion magique. J'ai été agréablement surpris de découvrir des planches réalistes retraçant certaines périodes de l'histoire de l'humanité (guerres du Viet-Nam, Napoléon, Révolution Française, etc.), mais aussi des bandes dessinées plus légères et publiées dans des hebdomadaires en Belgique.

    Grâce à ce volume, on peut vraiment cerner l'homme qui se cache derrière les dessins d'Astérix et d'Obélix, on obtient des anecdotes sur sa vie privée et sur ses intentions professionnelles. Uderzo n'était pas un fan de Tintin par exemple, pourtant, il a travaillé en collaboration avec Goscinny pour mettre au point une histoire dessinée dont le personnage principal semblait rappeler quelque peu le reporter globe-trotter. Cela dit, le duo imposait déjà sa patte.

    Ce volume permet de lire des planches où on sent déjà l'émergence des traits qui vont habiller les Gaulois et les Romains dans ce qui constituera certainement l'oeuvre principale de sa carrière. On reconnaît aussi la finesse des scénarios de Goscinny. Leur complicité m'est apparue évidente dans Jehan le pistolet.

    Parcourir ces planches a donc représenté un plaisir très agréable pour un lecteur comme moi qui est un fan inconditionnel d'Astérix et Obélix depuis mon enfance. D'ailleurs, à la fin du volume, on est déçu que ça se termine. On a envie de lire d'autres planches, de voir comment il va arriver à la naissance d'Astérix alors qu'il semble se diversifier avec brio au niveau du style. On aimerait aussi savoir ce qu'il a réalisé avant. Les pages sont agrémentées de quelques clichés de l'époque qui nous rappellent qu'Albert Uderzo a vécu un autre monde que le notre, et cela se ressent certainement dans ses dessins.

    Pour résumer, une belle satisfaction et un grand merci à Babelio !

     


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  • Titre : Voyage au Pays de l'Envie

    Auteur : Frédéric Marcou

    Genre : Nouvelles

    Numérique : 1,49€

    Ma Note : 16/20

    Voilà un nom qui va vous sembler familier si vous parcourez mon blog de temps à autre. Frédéric Marcou, cet auteur m'a proposé plusieurs de ses ouvrages, et je l'en remercie. Pas de syno, mais une brève description de l'auteur :

    Ce livre est un recueil de cinq nouvelles fantastiques teintées de science-fiction. Il se veut ancré dans la réalité tout en laissant une large place à l’imagination et à l’imaginaire.

    Destiné à un large public, il sera certainement plus particulièrement apprécié des adolescents.

    Comme l'auteur l'a dit, il s'agit d'un recueil où l'on compte cinq nouvelles. Il faut savoir qu'elles se lisent car elles sont relativement courtes mais aussi car le style de l'auteur est fluide et agréable, quelque peu différent de ce que j'ai lu de lui précédemment. À vrai dire, les textes qui se trouvent dans ce livre ressemblent un peu plus à ce que j'aime d'ordinaire. Toutefois, je ne lis pas souvent de nouvelles. Je me souviens avoir eu le même sentiment que lorsque j'avais lu une nouvelle de Fémi Peters, Carte Non Valide, je prends du plaisir mais à la fin, lorsque le rideau se referme, je suis frustré. Parce qu'on sent qu'il y a de la matière pour nous en offrir davantage mais l'auteur n'en a pas décidé ainsi.

    En effet, et il faut l'admettre, cela ne tient uniquement de sa volonté. Toujours est-il que ces nouvelles intéressantes. Chacune aborde un thème différent même si on sent la présence morbide de la mort dans presque chacun de ces textes. Il s'agit peut-être de la ligne directrice voulue en substance par l'écrivain. Je n'en suis pas sûr alors je ne vais pas l'affirmer. On découvre la réincarnation directement inspirée de la vie du Dalaï-Lama et qui m'a rappelé le film Little Buddha. La réincarnation est un concept qui m'est familier puisque je crois en la réalité  de la réincarnation et car je l'ai moi-même utilisé dans quelques-uns de mes romans. J'ai donc souri en la lisant et apprécié le clin d’œil que l'auteur a fait à sa propre encontre.

    Même s'il n'y avait rien de glauque là-dedans, la mort était tout de même présente, puisque pour se réincarner, il faut mourir. Par la suite, Frédéric Marcou nous fait voyager dans un pays qui nous fait passer à l'enfer, tel que le décrit le narrateur. Bizarrement, on a plus l'impression de se trouver dans les bureaux d'une usine que dans l'antre du diable.

    Ensuite, je vous avoir cerné avec moins de précision les nouvelles suivantes, et quand bien même, je ne vais pas non plus tout vous résumer. Les nouvelles sont courtes, si je vous les raconte, il n'y a plus de suspense. Ce que je peux vous en dire, c'est que Frédéric Marcou utilise à sa manière la fiction et l'écriture pour exprimer son esprit critique. Et il le fait remarquablement bien.

    La réincarnation, la mort, le rêve, la science et la crédulité des hommes sont des thèmes abordés. Frédéric Marcou nous fait ainsi voyager de narrateur en narrateur. De là à nous emmener au pays de l'envie ? je ne sais pas. Mais une question me trouble ? Cinq nouvelles, Cinq thèmes. La mort. Le narrateur ne serait-il pas le même personnage ? À savoir une incarnation métaphorique de l'auteur ? Hmm.

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